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Côte KJ :  Classique**** Bon*** Moyen** Passable*

 

 

  CREATURES OF THE NIGHT - 1982  

1982 : Après avoir cédé à la mode Disco et tenté l’expérience d’un concept album médiéval, KISS est décidé de frapper un grand coup en revenant en force. Malheureusement, pour l’enregistrement de « Creatures of the night », le groupe est obligé de faire appel à des musiciens afin de palier l’absence d’Ace Frehley, qui est devenu l’ombre de lui-même. Parmi ceux-ci, un certain Vincent Cusano (ami d’Adam Mitchell) qui va s’investir à fond dans la conception du LP et va apporter un second souffle. Sous son impulsion, le son des guitares et de la batterie va complètement changer et devenir plus HEAVY METAL. Ce changement va permettre au regretté Eric Carr de montrer toute l’étendue de son talent. Quelle force de frappe !  

En tout cas, ce style nouveau va diablement inspirer Gene Simmons. Celui-ci nous délivrant les compositions les plus abouties de sa carrière. « Saint and sinner », « Rock’n’Roll hell », « I love it loud », « Killer » et “ War machine” sont des titres majeurs en puissance.A côté de lui, Paul Stanley est un peu en retrait mais arrive quand même à tirer son épingle du jeu avec « Creatures of the night », « Keep me comin’ », « Danger » et « I still love you ».A ce jour, un des meilleurs albums de KISS. Hélas, malgré de bonnes critiques, l’accueil de « Creatures of the night » sera glacial. Il faut dire que beaucoup de fans vexés par le futur départ d’Ace Frehley ont préféré bouder le disque et la tournée qui suivit pour marquer leur mécontentement. Tous les efforts de son remplaçant au poste de Lead guitar, Vincent Cusano (Vinnie Vincent), n’y changeront rien. Le ressort entre KISS et son public semble cassé. Cette situation allait contraindre Paul et Gene à prendre une décision radicale afin de relancer la machine.

Laurent Verne

Côte KJ : ***

 

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PETER CRISS - LET ME ROCK YOU - 1982

Ce troisième album solo de Peter Criss, est sorti dans l'indifférence générale. A cette période, Kiss connaissait quelques problèmes de personnel (!!) et surtout traversait une crise de confiance. Les fans étaient davantage focalisés sur leur groupe fétiche, plutôt que sur un énième effort solo de Peter. Pourquoi énième ? Parce que les deux albums précédents de Peter n'avaient pas convaincus grand monde au sein de la Kiss Army que le chat puisse exister sans le groupe. Malheureusement ce n'est pas avec cet album "Let me rock you" que Peter allait inverser la tendance.Pourtant à y regarder de plus prés, ce n'est pas un mauvais album loin de là, mais ce disque semble moins personnel que les deux précédents. Pour preuve, Peter Criss n'y signe que deux titres "Move on over" et "Bad boys", sur les dix présents. La production signée Vini Poncia est conforme à ce qu'avait réalisé Vini par le passé, c'est à dire pas trés inspirée... Passons aux chansons maintenant : "Tears" est à n'en pas douter, une des meilleures surprises de cet album, ce titre est dans la même veine de "Hard luck woman" mais version light. L'on sent Peter heureux de chanter. Quant à" Destiny" ou le chat veut nous la jouer "rock" ( entreprise trés louable de sa part), cette chanson y réussit ma foi fort bien. "Jealous guy": Cette reprise du célèbre titre de John Lennon, tient la route et Peter rend un bel hommage à son idole. "Let me rock you" sans être exceptionnelle, nous confirme que les gouts musicaux de Peter sont vraiment à l'opposé de Kiss. Dans cet album figure aussi "Feel like heaven" signé Gene Simmons, pas inoubliable certes, Mais du moment que Peter chante Gene, les fans sont contents.... Seul hic, cette chanson n'aurait jamais due sortir des cartons de notre cher et oui trés cher démon... L'album se concluant par "Bad boys" enfin du vrai Peter Criss. Mais quoi que me dit on ? C'est déjà la fin de ce disque. J'ai du rater quelques chansons... Ce n'est pas grave, elles ne resteront pas dans nos mémoires de fans de Kiss.

Sylvain Verne

Côte KJ : *

 

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LICK IT UP - 1983 

     Il était un temps où tous les fans en rêvaient, pouvoir voir leurs idoles démaquillés. Sans crier gare, KISS sortait "Lick it up". Quel choc !  Quelle surprise ! Quelle joie de constater qu'ils étaient fait de chair ( ben oui ma brave dame ! ). 

Certaines rumeurs les plus loufoques leurs prêtaient entre autre d'être des robots !!!

Les voir là, sans leur maquillage qui plus est, en tenue de ville , sur la pochette de ce nouvel album, à la vue de tout le monde... WHAOU !!! coupez moi un bras je rêve !

     Aujourd'hui cela semble normal de les voir un jour grimés pour un concert ou autre et le lendemain de les voir démaquillés. Mais en '83 le secret sur leurs visages était de mise et jalousement gardé comme si c'était le saint graal.

Hormis quelques photos qui circulaient sous le manteau de qualités médiocres, il était hors de question de voir nos quatre amis sans leurs masques, tel les 'zoros' du hard-rock. Seulement, voilà, si les masques sont tombés ce n'était pas le fruit du hazard ni d'une allergie cutanée au mascarat. Nos quatre héros masqués étaient en cette année 1983 plutôt à la 'ramasse'. Car depuis le virage de la période disco avec le délicieux "Dynasty" où de nombreux fans crièrent à la trahison, le groupe accumulait déboires sur déboires. Les départs par la petite porte de Peter et d'Ace, sans tambour ni... guitare, membres charimastiques et idôlatrés parmis les fans, et l'échec commercial retentissant de "The Elder" avait fini par en décourager plus d'un !!!  Malheureusement ce n'est pas l'excellent "Creatures of the night" qui allait inverser la tendance.

     Il leur fallait frapper un grand coup. Et quoi de plus naturel et judicieux que de se montrer à nus sans fard ni paillette aprés 10 ans de secret absolu sur leur intimité faciale. Les projecteurs étaient de nouveaux braqués sur eux. Mais pour transformer l'essai il fallait que les compos soient à la hauteur de l'évènement.

     Ce fut chose faite, Stanley et consort nous sortirent un album, de tonalité hard-rock, avec quelques petits bijoux dont le non moins célèbre "Lick it up" qui a obtenu depuis bien longtemps ses galons de standar du groupe ; "All hell's breakin' loose' d'ailleurs avec le premier cité, qui sont les 2 seuls clips de l'album.

A noter que Paul s'essaya au 'rap' sur ce titre car en cette période, émergeait le Break-dance. Aussi ce véritable travail de groupe (avec Eric,Gene et Vinnie) donne à l'arrivée, un trés bon titre. L'excellent "A million to one" aurait méritait un bien meilleur destin. Vinnie Vincent n'est pas étrangé au succés de l'album, de part ses nombreuses implications quant aux compositions (8 sur 10) et à sa griffe guitaristique acérée mais non moins mélodique.

Cela fait de lui, malheureusement plus trop pour longtemps, le digne successeur d'Ace par sa créativité et son implication au sein du groupe. Gene qui commençait à avoir la tête dans les étoiles Hollywoodiennes, nous sorti quelques bonnes chansons dont  "And on the 8th day", "Fits like a glove" qui resta plusieurs années en playlist en concert et "Not for the innocent". Quant à Eric, il confirmait tout le bien que l'on pensait de lui, à savoir un son lourd et propre. Côté production, on ne change pas une équipe gagnante, on prend les mêmes et on recommence !  Michael James Jackson restant associé à Paul et Gene. '"Lick it up" est un album de transition dans la lignée de 'Creatures of the night'. Le résultat est saisissant et fort bien réussi.

C'est bien l' un des meilleurs album de la période démaquillé de Kiss.

Michel Mayan

Côte KJ : ***

 

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 ANIMALIZE - 1984 

A l'image de la pochette léopardisée, l'album montre les crocs et nous fait saliver. Avec une introduction tonitruante ( Merci Paul!), Animalize réveille chez l'auditeur l'instant fauve et l'entraîne dans un tourbillon de compositions coups de poing, énergisantes où le métal se fait hurlant et brûlant. Dans la lignée de Lick it up, l'album répond à l'attente des inconditionnels de heavy et nous livre quelques morceaux de choix: I've had enough, Heaven's on fire, Thrills in the night. Inutile de souligner à qui revient la palme de la compo dans cet opus si ce n'est à l'inoxydable StarChild qui tient le cap entre les évaporations musicales et la présence fantômatique de Gene ( même si on peut signaler la qualité musicale de Lonely is the hunter notamment grâce au talent incontestable de Mark St John). Un album aussi speed qu'une boîte d'amphétamines porté par un Eric Carr survolté à la batterie qui donne là toute la mesure de son talent et par un Mark St John remplaçant de luxe dont la guitare exulte, galvanise et fait preuve d'une animale dextérité. Pour ceux qui ne le savent pas, Mark a fait une bonne partie des basses de l'album (Gene étant occupé a faire l'acteur !).

On pourrait regretter le choix de compositions issues du ventre abyssal du démoniaque Gene qui ne semblent pas vraiment être à leur place ici, sans faire preuve de maniérisme il faut avouer que la subtilité d'un titre tel que Burn bitch burn ne m'a pas particulièrement frappé.

L'on peut simplement regretter que la voix d'Eric Carr n'apparaisse que dans le refrain de Under the gun (titre co-écrit par Eric et Paul ).

Certaines compositions de Gene Simmons étant disons le, dispensable ( c'est le moins que l'on puisse dire !)

Sorti en 1984, Animalize prend les marques d'un Kiss heavy, plus violent, plus dur d'accès aussi, se rapprochant ainsi d'un son plus en harmonie avec les attentes de son public. Cet album renferme de belles promesses musicales et contient des succès qui resteront incontournables dans la longue et belle carrière du groupe.

Shandi Canigiani

Côte KJ : **

 

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ASYLUM - 1986 

1985 : Le hard à clous EST à présent passé de mode, IL faut laisser tomber les cartouchières pour les foulards. KISS NE fait pas exception et suit la vague : Paul opte pour Le look hard cowboy ; Gene, quant à lui, donne l’impression de se chercher, et a l’air désemparé loin de ses costumes de vampire cracheur de sang. ASYLUM EST Le troisième album « démaquillé », après LICK IT UP et ANIMALIZE, et également Le tout premier album de Bruce Kulick au sein de KISS, en remplacement de Mark St John. Discret, mais malgré tout efficace, Bruce sait « rester à as place » et conservera donc celle-ci durant plusieurs années, en fait jusqu’à la réunion Des quatre membres originaux, en 1996. A l’exception du magnifique "Tears are falling", les titres les plus typiques de Paul sont les excellents "King of the Mountain", "Who wants to be lonely" et "Uh ! All Night ». « Radar for Love », quant à lui, EST nettement zeppelinien ! Les morceaux chantés par Gene sont un peu moins travaillés, un peu plus bruts : « Any way you slice it », « Love’s a deadly weapon » et « Secretly cruel » NE sont pas mauvais du tout, mais on aurait up espérer mieux. Par contre, « Trial by fire » EST une superbe chanson. Côté instrumental, Eric Carr EST très présent, et Bruce Kulick nous offre quelques solos plutôt bien réussis, même s’il joue un peu moins vite que Mark St John. Paul assure as partie, comme d’habitude, et is Gene a d’autres préoccupations à cette époque, IL EST tout de même bien là, fort heureusement. Du vrai KISS, sans aucun doute, même is la « magie » de la Grande époque n’est plus la même : peut-être EST-ce dû au fait qu’ils ressemblent maintenant beaucoup aux autres groupes de l’époque, sans leurs costumes, ou bien au fait que Ace et Peter NE soient pas de la partie …

Un réel plaisir à écouter tout de même !

Flo

Côte KJ : **

 

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CRAZY NIGHTS - 1987

Kiss : Crazy Nights. Cela faisait longtemps que Kiss n'avait pas décroché ( en fait, depuis les débuts du groupe en 73') et ce break de presqu'une année, allait se révéler salutaire à plus d'un titre. Notamment concernant les nouvelles compositions de cet album. Paul Stanley, une fois encore, se taillant la part du lion avec pas moins de 7 chansons ! Jamais Paul ne sera aussi meilleur que sur "Crazy nights". Ecoutez ses parties vocales sur "My way", " Reason to live", "Turn on the night" ou sur le trop méconnu mais pourtant magnifique morceau "I'll fight hell to hold you". Dans le refrain, il y est tout simplement grand ! Que dire aussi du single "Crazy, crazy night", véritable hymne, digne sucesseur de "Rock'n'roll all nite". La production de Ron Nevison est on ne peut plus efficace. Il faut dire que ce monsieur en tant que réalisateur a quelques sacrés albums à son actif. Gene Simmons, quant à lui, même s'il n'est pas revenu à son meilleur niveau, nous sert avec "Hell or high water"et "Good girl gone bad", deux beaux titres. Nous passerons donc sous silence "No, no, no", chanson égarée sur cet album (certains diront même horssujet !). Mais pour bien enfoncer le clou... Nous dirons que même Paul Stanley quand il était en studio pour l'enregistrer s'était écrié "No, no, no !" Eric Carr par contre, a l'air trés à l'aise sur ses fûts et cela se confirmera avec le "Crazy nights tour"où il démontrera sur scène ses multiples talents, notamment avec un formidable solo de batterie à la clef. Bruce Kulick a trouvé enfin sa place dans le groupe et cela s'entend. De toute manière, Bruce en studio n'a jamais eu peur de personne... Quant à la scène, son manque évident de charisme (il faut se mettre à sa place.. cela doit être difficile d'évoluer entre Gene et Paul !) Mais revenons en à ses solos sur cet album, Bruce est assurément à la hauteur. Au final, ce disque recèle de singles. Pas moins de trois ! "Crazy crazy night", "Reason to live" et "Turn of the night". Quant à "My way"... L'une des meilleures chansons que Paul Stanley n'ait jamais enregistrée, elle aurait pu être le 4e single ! Mis à part, "When your walls come down" (Nouvelle errance sur cet album !) et une nouvelle version dispensable (aux vues des autres morceaux présents ) de "Thief in the night", vous avez compris que ce "Crazy nights"est en tout point incontournable !

Sylvain Verne

Côte KJ : ***

 

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FREHLEY’S COMET

Lorsque Ace Frehley décroche enfin un contrat chez la maison de disques Atlantic/Megaforce il a déjà formé son propre groupe, « Frehley’s comet », composé de Tod Howarth aux claviers, à la guitare et au chant, John Regan à la basse et Bill Ward à la batterie. Ace fait alors appel à son ami Eddie Kramer afin de produire l’album. En Juillet 1987, « Frehley’s comet » entre en studio à New York pour l’enregistrement de son premier opus. Dès l’intro de « Rock soldiers », on est pris sous le charme de ses riffs. On y découvre un Frehley à fleur de peau, qui nous émeut au plus haut point. Suit « Break out » chanté par Tod Howarth. Sa voix au timbre enjoleur est l’un des attraits majeurs de cette chanson. Reste aussi la batterie qui porte littéralement le morceau. On reconnaît aisément l’empreinte d’Eric Carr, co-auteur de ce brûlot très fameux. « Into the night », premier single extrait de l’album, est une pure merveille. Ace y chante divinement bien. Au rayon guitares, c’est pas mal non plus. Bref, ce titre fonctionne à plein « tube ». « Something moved » proposé par Tod est un rock mi hard mi FM, efficace. Arrive «We got your rock », peut-être la chanson la moins marquante du LP. Avec « Love me right », Ace revient à de meilleurs sentiments. Voilà quelque chose de bien carré et bien ficelé dans lequel on retrouve un Frehley tel qu’on l’aime. Suit « Calling to you », où Ace s’essaie avec bonheur au rock FM mais laisse Tod au chant. Nous arrivons ensuite au titre choc de ce disque : « Dolls ». Ace, bouleversant de simplicité nous pond carrément un « song-bâteau » qui n’est pas que beau (paquebot !). On s’embarque gaiement dans cette « croisière » grâce à la jovialité du commandant de bord Frehley et son petit mousse « Monique ». Alors, faîtes comme moi, quand j’écoute « Dolls », je m’assieds dans un fauteuil bien moelleux et je jette l’encre. Bon sang ! on me dit qu’il me reste deux chansons à chroniquer, gardons notre sang chaud( !). Je reprends ma plume… Avant dernier morceau « Stranger in a strange land » avec son riff très rentre dedans nous laisse KO et OK. C’est avec « Fractured too » qu’Ace clos ce premier chapitre des aventures de « Frehley’s comet ». Moins pénétrant que le « Fractured mirror » de son premier album solo, cette suite nous procure cependant quelques moments forts de musiques douces !

 Sylvain Verne

Côte KJ : ***

 

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ACE FREHLEY - SECOND SIGHTING   

« Second sighting » est le deuxième passage de « Frehley’s Comet » dans notre orbite. Cette fois-ci, changement de cap, la comète se rapproche de la planète Terre (voir la pochette !). Enregistré à New York en 1988, contrairement au précédent articulé autour du personnage Ace Frehley, l’album apparaît comme le résultat d’un travail de groupe. Ace Frehley et Tod Howarth se partagent les compositions et les vocaux pendant que John Regan participe à la construction des morceaux. Coupé en deux, le LP sonne très Rock’n’Roll d’un côté et très Rock FM de l’autre. Les personnalités musicales et vocales des deux leaders, Ace et Tod, étant totalement différentes. Ces différences, qui auraient pu être au départ un atout pour le disque, vont le rendre bancal. La faute au manque d’inspiration d’Ace Frehley. Même si sa guitare est toujours aussi efficace, on ne peut pas en dire autant de ses compositions ! A croire qu’Ace avait tout misé sur le premier album de « Frehley’s comet » et qu’il a eu du mal à se renouveler. Sur ses cinq chansons, seules « Insane » et « Dancin’with danger » trouvent grâce à nos oreilles ! Par contre, Tod Howarth que l’on a découvert sur le premier opus, confirme qu’il est un bon compositeur avec des titres comme «Time ain’t runnin’ out », « It’s over now », « Fallin’ angels » et « New kind of lover ». Mais son style, trop éloigné de celui de Ace, fait qu’on ne reconnaît plus le son qui est la marque de fabrique de Space man. « Frehley’s comet », la bande à Ace, est devenu un groupe à part entière. Ses fans n’adhéreront pas au projet. Même si deux clips de « Second sighting » seront tournés : « Insane » et « It’s over now », l’album sera un échec commercial. A partir de là, Ace Frehley va en tirer des enseignements. Il va reprendre le commandement et revenir à un son plus proche de celui qui l’a rendu célèbre. Du coup, Tod Howarth va prendre la tangeante. En rentrant dans l’atmosphère, la comète de Frehley va exploser en plein ciel.

Laurent Verne

Côte KJ : **

 

 

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ACE FREHLEY - TROUBLE WALKIN’

Après l’explosion de « Frehley’s comet », Ace Frehley repart sur de nouvelles bases. Richie Scarlett, ex guitariste de « Frehley’s comet », revient au bercail après avoir tenté sa chance en solo, John Regan continue d’assurer la basse. Les choses sont claires désormais. Il s’agit d’Ace Frehley et de ses musiciens.1989, sous la direction de son complice de toujours Eddie Kramer, Ace Frehley entre en studio à New York pour enregistrer « Trouble walkin’ » et retrouve tout à coup une seconde jeunesse. Le son se fait Rock’n’Roll, plus conforme aux attentes des fans. Sans atteindre des sommets, l’approche des morceaux a relativement changé. Ace Frehley a essayé de renouer avec l’état d’esprit qui était le sien lors de son album solo de 1978 et du premier LP de « Frehley’s comet ». Des chansons comme « Do ya », « Fractured III », « Remember » en sont les dignes héritières. Dans un Rock plus agressif, « Lost in Limbo » et « 2 young 2 die », deux collaborations Frehley/Scarlett, valent que l’on vante les efforts du SpaceMan pour suivre l’évolution musicale actuelle. A signaler la reprise de « Hide your heart » dans une version plus Rock’n’Roll que celle de Paul Stanley. Un vidéo clip de la très réussie « Do ya » sera tourné. Pourtant, l’album ne se vendra pas beaucoup. Cela marquera le début des années galères pour Ace Frehley où il cherchera en vain une maison de disques. Il faudra attendre 1995 et le CD de KISS « MTV Unplugged » pour revoir Ace sur le devant de la scène.

Laurent Verne

 Côte KJ : **

 

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SMASHES THRASHES AND HITS - 1988

Vingt deuxième album de KISS qui n’en est pas tout à fait un puisque c’est un « best of », enregistré et produit par Paul Stanley en personne entre New York et Londres en juin 1988, comprenant seize chansons dont six remixées, une nouvelle version de « Beth » interprétée par Eric Carr et deux nouvelles compos de Paul ! De quoi redonner du baume au cœur des fans ! Commençons par la pochette(surprise) assez travaillée avec quatre photos noir et blanc teintées des quatre membres du groupe, au milieu d’une foule dont on ne voit que les bras, pointés vers le ciel, pour rappeler l’atmosphère Live ! Le premier morceau de bravoure est « Let’s put the X in sex », un retour aux racines du rock du groupe, un titre carré, sans fioriture aucune. C’est justement là que le bât blesse car la production de Paul aurait méritée d’être plus fouillée, plus travaillée. En ce sens, quand Stanley monte trop dans les aïgues, çà devient grave ! (pour les oreilles !). Quoi qu’il en soit, « Let’s put the X in sex » regorge de bons plans et possède d’indéniables qualités. «You make me Rock hard » ne se contente pas de suivre mais précède plutôt sa devancière sur tous les tableaux ! Des couplets mieux découpés, accouplés à un refrain décuplé qui plaît plus qui ne déplaît (NDLR : une rime à couper le souffle !). Bref un « Rock hard » sinon rien ! « Love gun », ingénieusement remanié, vise toujours aussi juste ! Suivent « Detroit rock city » (remix double platinium), « I love it loud » (single US), dont les versions peu modifiées auraient pu l’être davantage. Sans parler de « Reason to live », « Lick it up », « Heaven’s on fire », « Calling dr love », « Tears are falling » et “I was made for livin’you” où l’on cherche en vain le remixage ! Après ce changement dans la continuité, « Strutter » rallume la fièvre. Nous arrivons maintenant à la meilleure surprise de l’album, nous avons nommée « Beth », chantée de voix de maître par Eric Carr, qui se révèle être un chanteur talentueux. « Rock and Roll all nite », classique par excellence, nous est offerte avec dix secondes de plus que l’originale. Quant à « Shout it out loud », elle clôture à merveille ce « best of » notamment grâce au «Shout it !» de la fin du morceau. A signaler qu’il existe deux pressages différents de «Smashes Thrashes and Hits ». Avec « Crazy crazy nights », « reason to live » et « Calling dr love » (Chanson bonus) en Europe, tandis que les deux titres de “Crazy nights” sont remplacés par “Deuce” aux USA.

Christophe Sivazlian et Sylvain Verne

Côte KJ : **

 

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           HOT IN THE SHADE - 1989  

Après avoir tenté leurs chances dans des activités annexes et s’être perdus en chemin, Paul Stanley et Gene Simmons ont décidé de se reconcentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux :Jouer du Rock’n’Roll. Afin d’éviter tout conflit avec un quelconque producteur et confitant de l’expérience emmagasinée au fil des ans, Paul et Gene choississent de produire eux-mêmes le prochain album de KISS. Pour se faire, ils utilisent du matériel analogique afin d’obtenir un son plus brut, plus authentique, en un mot plus Rock’n’Roll. Pour intégrer le disque, quinze chansons sont sélectionnées pour environ une heure de musique ( le plus long de leur carrière). Le tout enregistré dans un petit studio californien nommé « The Fortress » durant l’été 1989. Vinnie Poncia (producteur compositeur de « Dynasty » et d’ « Unmasked ») et Tommy Thayer (musicien du groupe Black’n’Blue et fan de KISS) viennent leur donner un coup de main. KISS y met tout son cœur et nous en met plein la vue (n’oubliez pas vos lunettes !) et les oreilles avec des titres comme « Rise to it », « Betrayed », « Forever », « Cadillac dream », « Silver spoon », « Hide your heart » et « King of hearts ». Cà faisait longtemps que Paul et Gene n’avaient pas été aussi inspirés (surtout Gene !). Pourtant, les ventes du LP ne sont pas au rendez-vous. L’ambondance de biens a peut-être nui à l’ensemble. Il est vraisemblable qu’en enlevant deux ou trois morceaux : « Boomerang », « You love me to hate you » et « Prisoner of love » par exemple et en travaillant un peu plus une production quelque peu brouillonne, l’unité de l’album aurait été plus grande. Il faudra attendre la sortie de « Forever » en single pour relancer les ventes et permettre à KISS de faire une tournée US réussie. Et dire que ce sera la dernière auquel participera Eric Carr à cause de cette maudite maladie !

Laurent Verne

Côte KJ : ***

 

 
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