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Côte
KJ
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Classique****
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Bon***
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Moyen**
/
Passable*
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CREATURES OF THE NIGHT
- 1982
1982 :
Après avoir cédé à la mode Disco et tenté l’expérience d’un concept album
médiéval, KISS est décidé de frapper un grand coup en revenant en force.
Malheureusement, pour l’enregistrement de « Creatures of the
night », le groupe est obligé de faire appel à des musiciens afin de
palier l’absence d’Ace Frehley, qui est devenu l’ombre de lui-même. Parmi
ceux-ci, un certain Vincent Cusano (ami d’Adam Mitchell) qui va s’investir
à fond dans la conception du LP et va apporter un second souffle. Sous son
impulsion, le son des guitares et de la batterie va complètement changer
et devenir plus HEAVY METAL. Ce changement va permettre au regretté Eric
Carr de montrer toute l’étendue de son talent. Quelle force de
frappe !
En
tout cas, ce style nouveau va diablement inspirer Gene Simmons. Celui-ci
nous délivrant les compositions les plus abouties de sa carrière.
« Saint and sinner », « Rock’n’Roll hell », « I
love it loud », « Killer » et “ War machine” sont des
titres majeurs en puissance.A côté de lui, Paul Stanley est un peu en
retrait mais arrive quand même à tirer son épingle du jeu avec
« Creatures of the night », « Keep me comin’ »,
« Danger » et « I still love you ».A ce jour, un des
meilleurs albums de KISS. Hélas, malgré de bonnes critiques, l’accueil de
« Creatures of the night » sera glacial. Il faut dire que
beaucoup de fans vexés par le futur départ d’Ace Frehley ont préféré
bouder le disque et la tournée qui suivit pour marquer leur
mécontentement. Tous les efforts de son remplaçant au poste de Lead
guitar, Vincent Cusano (Vinnie Vincent), n’y changeront rien. Le ressort
entre KISS et son public semble cassé. Cette situation allait contraindre
Paul et Gene à prendre une décision radicale afin de relancer la
machine.
Laurent
Verne
Côte
KJ :
***
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PETER CRISS - LET ME ROCK YOU
- 1982
Ce
troisième album solo de Peter Criss, est sorti dans l'indifférence
générale. A cette période, Kiss connaissait quelques problèmes de
personnel (!!) et surtout traversait une crise de confiance. Les fans
étaient davantage focalisés sur leur groupe fétiche, plutôt que sur un
énième effort solo de Peter. Pourquoi énième ? Parce que les deux albums
précédents de Peter n'avaient pas convaincus grand monde au sein de la
Kiss Army que le chat puisse exister sans le groupe. Malheureusement ce
n'est pas avec cet album "Let me rock you" que Peter allait inverser la
tendance.Pourtant à y regarder de plus prés, ce n'est pas un mauvais album
loin de là, mais ce disque semble moins personnel que les deux précédents.
Pour preuve, Peter Criss n'y signe que deux titres "Move on over" et "Bad
boys", sur les dix présents. La production signée Vini Poncia est conforme
à ce qu'avait réalisé Vini par le passé, c'est à dire pas trés inspirée...
Passons aux chansons maintenant : "Tears" est à n'en pas douter, une des
meilleures surprises de cet album, ce titre est dans la même veine de
"Hard luck woman" mais version light. L'on sent Peter heureux de chanter.
Quant à" Destiny" ou le chat veut nous la jouer "rock" ( entreprise trés
louable de sa part), cette chanson y réussit ma foi fort bien. "Jealous
guy": Cette reprise du célèbre titre de John Lennon, tient la route et
Peter rend un bel hommage à son idole. "Let me rock you" sans être
exceptionnelle, nous confirme que les gouts musicaux de Peter sont
vraiment à l'opposé de Kiss. Dans cet album figure aussi "Feel like
heaven" signé Gene Simmons, pas inoubliable certes, Mais du moment que
Peter chante Gene, les fans sont contents.... Seul hic, cette chanson
n'aurait jamais due sortir des cartons de notre cher et oui trés cher
démon... L'album se concluant par "Bad boys" enfin du vrai Peter Criss.
Mais quoi que me dit on ? C'est déjà la fin de ce disque. J'ai du rater
quelques chansons... Ce n'est pas grave, elles ne resteront pas dans nos
mémoires de fans de Kiss.
Sylvain
Verne
Côte
KJ :
*
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LICK IT UP
- 1983
Il était un
temps où tous les fans en rêvaient, pouvoir voir leurs idoles démaquillés.
Sans
crier gare, KISS sortait "Lick it up". Quel choc ! Quelle
surprise ! Quelle joie de constater qu'ils étaient fait de chair ( ben oui
ma brave dame ! ).
Certaines
rumeurs les plus loufoques leurs prêtaient entre autre d'être des robots
!!!
Les
voir là, sans leur maquillage qui plus est, en tenue de ville , sur la
pochette de ce nouvel album, à la vue de tout le monde... WHAOU !!! coupez
moi un bras je rêve !
Aujourd'hui cela
semble normal de les voir un jour grimés pour un concert ou autre et le
lendemain de les voir démaquillés. Mais en '83 le secret sur leurs visages
était de mise et jalousement gardé comme si c'était le saint graal.
Hormis
quelques photos qui circulaient sous le manteau de qualités médiocres, il
était hors de question de voir nos quatre amis sans leurs masques, tel les
'zoros' du hard-rock. Seulement, voilà, si les masques sont tombés ce
n'était pas le fruit du hazard ni d'une allergie cutanée au mascarat. Nos
quatre héros masqués étaient en cette année 1983 plutôt à la 'ramasse'.
Car depuis le virage de la période disco avec le délicieux "Dynasty" où de
nombreux fans crièrent à la trahison, le groupe accumulait déboires sur
déboires. Les départs par la petite porte de Peter et d'Ace, sans tambour
ni... guitare, membres charimastiques et idôlatrés parmis les fans, et
l'échec commercial retentissant de "The Elder" avait fini par en
décourager plus d'un !!! Malheureusement ce n'est pas l'excellent
"Creatures of the night" qui allait inverser la tendance.
Il leur fallait
frapper un grand coup. Et quoi de plus naturel et judicieux que de se
montrer à nus sans fard ni paillette aprés 10 ans de secret absolu sur
leur intimité faciale. Les projecteurs étaient de nouveaux braqués sur
eux. Mais pour transformer l'essai il fallait que les compos soient à la
hauteur de l'évènement.
Ce fut chose
faite, Stanley et consort nous sortirent un album, de tonalité hard-rock,
avec quelques petits bijoux dont le non moins célèbre "Lick it up" qui a
obtenu depuis bien longtemps ses galons de standar du groupe ; "All hell's
breakin' loose' d'ailleurs avec le premier cité, qui sont les 2 seuls
clips de l'album.
A
noter que Paul s'essaya au 'rap' sur ce titre car en cette période,
émergeait le Break-dance. Aussi ce véritable travail de groupe (avec
Eric,Gene et Vinnie) donne à l'arrivée, un trés bon titre. L'excellent "A
million to one" aurait méritait un bien meilleur destin. Vinnie Vincent
n'est pas étrangé au succés de l'album, de part ses nombreuses
implications quant aux compositions (8 sur 10) et à sa griffe
guitaristique acérée mais non moins mélodique.
Cela
fait de lui, malheureusement plus trop pour longtemps, le digne successeur
d'Ace par sa créativité et son implication au sein du groupe. Gene qui
commençait à avoir la tête dans les étoiles Hollywoodiennes, nous sorti
quelques bonnes chansons dont
"And on the 8th day", "Fits like a glove" qui resta plusieurs
années en playlist en concert et "Not for the innocent". Quant à Eric, il
confirmait tout le bien que l'on pensait de lui, à savoir un son lourd et
propre. Côté production, on ne change pas une équipe gagnante, on prend
les mêmes et on recommence !
Michael James Jackson restant associé à Paul et Gene. '"Lick it up"
est un album de transition dans la lignée de 'Creatures of the night'. Le
résultat est saisissant et fort bien réussi.
C'est
bien l' un des meilleurs album de la période démaquillé de
Kiss.
Michel
Mayan
Côte
KJ :
***
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ANIMALIZE
- 1984
A
l'image de la pochette léopardisée, l'album montre les crocs et nous fait
saliver. Avec une introduction tonitruante ( Merci Paul!),
Animalize réveille chez l'auditeur l'instant fauve et l'entraîne
dans un tourbillon de compositions coups de poing, énergisantes où le
métal se fait hurlant et brûlant. Dans la lignée de Lick it up,
l'album répond à l'attente des inconditionnels de heavy et nous livre
quelques morceaux de choix: I've had enough, Heaven's on
fire, Thrills in the night. Inutile de souligner à qui revient
la palme de la compo dans cet opus si ce n'est à l'inoxydable StarChild
qui tient le cap entre les évaporations musicales et la présence
fantômatique de Gene ( même si on peut signaler la qualité musicale de
Lonely is the hunter notamment grâce au talent incontestable de
Mark St John). Un album aussi speed qu'une boîte d'amphétamines porté par
un Eric Carr survolté à la batterie qui donne là toute la mesure de son
talent et par un Mark St John remplaçant de luxe dont la guitare exulte,
galvanise et fait preuve d'une animale dextérité. Pour ceux qui ne le
savent pas, Mark a fait une bonne partie des basses de l'album (Gene étant
occupé a faire l'acteur !).
On
pourrait regretter le choix de compositions issues du ventre abyssal du
démoniaque Gene qui ne semblent pas vraiment être à leur place ici, sans
faire preuve de maniérisme il faut avouer que la subtilité d'un titre tel
que Burn bitch burn ne m'a pas particulièrement frappé.
L'on
peut simplement regretter que la voix d'Eric Carr n'apparaisse que dans le
refrain de Under the gun (titre co-écrit par Eric et Paul ).
Certaines
compositions de Gene Simmons étant disons le, dispensable ( c'est le moins
que l'on puisse dire !)
Sorti
en 1984, Animalize prend les marques d'un Kiss heavy, plus violent,
plus dur d'accès aussi, se rapprochant ainsi d'un son plus en harmonie
avec les attentes de son public. Cet album renferme de belles promesses
musicales et contient des succès qui resteront incontournables dans la
longue et belle carrière du groupe.
Shandi
Canigiani
Côte
KJ :
**
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ASYLUM
- 1986
1985
: Le hard à clous EST à présent passé de mode, IL faut laisser tomber les
cartouchières pour les foulards. KISS NE fait pas exception et suit la
vague : Paul opte pour Le look hard cowboy ; Gene, quant à lui, donne
l’impression de se chercher, et a l’air désemparé loin de ses costumes de
vampire cracheur de sang. ASYLUM EST Le troisième album « démaquillé »,
après LICK IT UP et ANIMALIZE, et également Le tout premier album de Bruce
Kulick au sein de KISS, en remplacement de Mark St John. Discret, mais
malgré tout efficace, Bruce sait « rester à as place » et conservera donc
celle-ci durant plusieurs années, en fait jusqu’à la réunion Des quatre
membres originaux, en 1996. A l’exception du magnifique "Tears are
falling", les titres les plus typiques de Paul sont les excellents "King
of the Mountain", "Who wants to be lonely" et "Uh ! All Night ». « Radar
for Love », quant à lui, EST nettement zeppelinien ! Les morceaux chantés
par Gene sont un peu moins travaillés, un peu plus bruts : « Any way you
slice it », « Love’s a deadly weapon » et « Secretly cruel » NE sont pas
mauvais du tout, mais on aurait up espérer mieux. Par contre, « Trial by
fire » EST une superbe chanson. Côté instrumental, Eric Carr EST très
présent, et Bruce Kulick nous offre quelques solos plutôt bien réussis,
même s’il joue un peu moins vite que Mark St John. Paul assure as partie,
comme d’habitude, et is Gene a d’autres préoccupations à cette époque, IL
EST tout de même bien là, fort heureusement. Du vrai KISS, sans aucun
doute, même is la « magie » de la Grande époque n’est plus la même :
peut-être EST-ce dû au fait qu’ils ressemblent maintenant beaucoup aux
autres groupes de l’époque, sans leurs costumes, ou bien au fait que Ace
et Peter NE soient pas de la partie …
Un
réel plaisir à écouter tout de même !
Flo
Côte
KJ :
**
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CRAZY NIGHTS
- 1987
Kiss
: Crazy Nights. Cela
faisait longtemps que Kiss n'avait pas décroché ( en fait, depuis les
débuts du groupe en 73') et ce break de presqu'une année, allait se
révéler salutaire à plus d'un titre. Notamment concernant les nouvelles
compositions de cet album. Paul Stanley, une fois encore, se taillant la
part du lion avec pas moins de 7 chansons ! Jamais Paul ne sera aussi
meilleur que sur "Crazy nights". Ecoutez ses parties vocales sur "My way",
" Reason to live", "Turn on the night" ou sur le trop méconnu mais
pourtant magnifique morceau "I'll fight hell to hold you". Dans le
refrain, il y est tout simplement grand ! Que dire aussi du single "Crazy,
crazy night", véritable hymne, digne sucesseur de "Rock'n'roll all nite".
La production de Ron Nevison est on ne peut plus efficace. Il faut dire
que ce monsieur en tant que réalisateur a quelques sacrés albums à son
actif. Gene Simmons, quant à lui, même s'il n'est pas revenu à son
meilleur niveau, nous sert avec "Hell or high water"et "Good girl gone
bad", deux beaux titres. Nous passerons donc sous silence "No, no, no",
chanson égarée sur cet album (certains diront même horssujet !). Mais pour
bien enfoncer le clou... Nous dirons que même Paul Stanley quand il était
en studio pour l'enregistrer s'était écrié "No, no, no !" Eric Carr par
contre, a l'air trés à l'aise sur ses fûts et cela se confirmera avec le
"Crazy nights tour"où il démontrera sur scène ses multiples talents,
notamment avec un formidable solo de batterie à la clef. Bruce Kulick
a trouvé enfin sa place dans le groupe et cela s'entend. De toute manière,
Bruce en studio n'a jamais eu peur de personne... Quant à la scène, son
manque évident de charisme (il faut se mettre à sa place.. cela doit être
difficile d'évoluer entre Gene et Paul !) Mais revenons en à ses solos sur
cet album, Bruce est assurément à la hauteur. Au final, ce disque recèle
de singles. Pas moins de trois ! "Crazy
crazy night", "Reason to live" et "Turn of the night". Quant
à "My way"... L'une des meilleures chansons que Paul Stanley n'ait jamais
enregistrée, elle aurait pu être le 4e single ! Mis à part, "When your
walls come down" (Nouvelle errance sur cet album !) et une nouvelle
version dispensable (aux vues des autres morceaux présents ) de "Thief in
the night", vous avez compris que ce "Crazy nights"est en tout point
incontournable !
Sylvain
Verne
Côte
KJ :
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FREHLEY’S COMET
Lorsque
Ace Frehley décroche enfin un contrat chez la maison de disques
Atlantic/Megaforce il a déjà formé son propre groupe, « Frehley’s
comet », composé de Tod Howarth aux claviers, à la guitare et au
chant, John Regan à la basse et Bill Ward à la batterie. Ace fait alors
appel à son ami Eddie Kramer afin de produire l’album. En Juillet
1987, « Frehley’s comet » entre en studio à New York pour
l’enregistrement de son premier opus. Dès l’intro de « Rock
soldiers », on est pris sous le charme de ses riffs. On y découvre un
Frehley à fleur de peau, qui nous émeut au plus haut point. Suit
« Break out » chanté par Tod Howarth. Sa voix au timbre enjoleur
est l’un des attraits majeurs de cette chanson. Reste aussi la batterie
qui porte littéralement le morceau. On reconnaît aisément l’empreinte
d’Eric Carr, co-auteur de ce brûlot très fameux. « Into the
night », premier single extrait de l’album, est une pure merveille.
Ace y chante divinement bien. Au rayon guitares, c’est pas mal non plus.
Bref, ce titre fonctionne à plein « tube ». « Something
moved » proposé par Tod est un rock mi hard mi FM, efficace. Arrive
«We got your rock », peut-être la chanson la moins marquante du LP.
Avec « Love me right », Ace revient à de meilleurs sentiments.
Voilà quelque chose de bien carré et bien ficelé dans lequel on retrouve
un Frehley tel qu’on l’aime. Suit « Calling to you », où Ace
s’essaie avec bonheur au rock FM mais laisse Tod au chant. Nous arrivons
ensuite au titre choc de ce disque : « Dolls ». Ace,
bouleversant de simplicité nous pond carrément un
« song-bâteau » qui n’est pas que beau (paquebot !). On
s’embarque gaiement dans cette « croisière » grâce à la
jovialité du commandant de bord Frehley et son petit mousse
« Monique ». Alors, faîtes comme moi, quand j’écoute
« Dolls », je m’assieds dans un fauteuil bien moelleux et je
jette l’encre. Bon sang ! on me dit qu’il me reste deux chansons à
chroniquer, gardons notre sang chaud( !). Je reprends ma plume… Avant
dernier morceau « Stranger in a strange land » avec son riff
très rentre dedans nous laisse KO et OK. C’est avec « Fractured
too » qu’Ace clos ce premier chapitre des aventures de
« Frehley’s comet ». Moins pénétrant que le « Fractured
mirror » de son premier album solo, cette suite nous procure
cependant quelques moments forts de musiques douces !
Sylvain
Verne
Côte
KJ :
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ACE FREHLEY - SECOND
SIGHTING
« Second
sighting » est le deuxième passage de « Frehley’s Comet »
dans notre orbite. Cette fois-ci, changement de cap, la comète se
rapproche de la planète Terre (voir la pochette !). Enregistré à New
York en 1988, contrairement au précédent articulé autour du personnage Ace
Frehley, l’album apparaît comme le résultat d’un travail de groupe. Ace
Frehley et Tod Howarth se partagent les compositions et les vocaux pendant
que John Regan participe à la construction des morceaux. Coupé en deux, le
LP sonne très Rock’n’Roll d’un côté et très Rock FM de l’autre. Les
personnalités musicales et vocales des deux leaders, Ace et Tod, étant
totalement différentes. Ces différences, qui auraient pu être au départ un
atout pour le disque, vont le rendre bancal. La faute au manque
d’inspiration d’Ace Frehley. Même si sa guitare est toujours aussi
efficace, on ne peut pas en dire autant de ses compositions ! A
croire qu’Ace avait tout misé sur le premier album de « Frehley’s
comet » et qu’il a eu du mal à se renouveler. Sur ses cinq chansons,
seules « Insane » et « Dancin’with danger » trouvent
grâce à nos oreilles ! Par contre, Tod Howarth que l’on a découvert
sur le premier opus, confirme qu’il est un bon compositeur avec des titres
comme «Time ain’t runnin’ out », « It’s over now »,
« Fallin’ angels » et « New kind of lover ». Mais son
style, trop éloigné de celui de Ace, fait qu’on ne reconnaît plus le son
qui est la marque de fabrique de Space man. « Frehley’s comet »,
la bande à Ace, est devenu un groupe à part entière. Ses fans
n’adhéreront pas au projet. Même si deux clips de « Second
sighting » seront tournés : « Insane » et « It’s
over now », l’album sera un échec commercial. A partir de là, Ace
Frehley va en tirer des enseignements. Il va reprendre le commandement et
revenir à un son plus proche de celui qui l’a rendu célèbre. Du coup, Tod
Howarth va prendre la tangeante. En rentrant dans l’atmosphère, la comète
de Frehley va exploser en plein ciel.
Laurent
Verne
Côte
KJ :
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ACE FREHLEY - TROUBLE
WALKIN’
Après
l’explosion de « Frehley’s comet », Ace Frehley repart sur de
nouvelles bases. Richie Scarlett, ex guitariste de « Frehley’s
comet », revient au bercail après avoir tenté sa chance en solo, John
Regan continue d’assurer la basse. Les choses sont claires désormais. Il
s’agit d’Ace Frehley et de ses musiciens.1989, sous la direction de son
complice de toujours Eddie Kramer, Ace Frehley entre en studio à New York
pour enregistrer « Trouble walkin’ » et retrouve tout à coup une
seconde jeunesse. Le son se fait Rock’n’Roll, plus conforme aux attentes
des fans. Sans atteindre des sommets, l’approche des morceaux a
relativement changé. Ace Frehley a essayé de renouer avec l’état d’esprit
qui était le sien lors de son album solo de 1978 et du premier LP de
« Frehley’s comet ». Des chansons comme « Do ya »,
« Fractured III », « Remember » en sont les dignes
héritières. Dans un Rock plus agressif, « Lost in Limbo » et
« 2 young 2 die », deux collaborations Frehley/Scarlett, valent
que l’on vante les efforts du SpaceMan pour suivre l’évolution musicale
actuelle. A signaler la reprise de « Hide your heart » dans une
version plus Rock’n’Roll que celle de Paul Stanley. Un vidéo clip de la
très réussie « Do ya » sera tourné. Pourtant, l’album ne se
vendra pas beaucoup. Cela marquera le début des années galères pour Ace
Frehley où il cherchera en vain une maison de disques. Il faudra attendre
1995 et le CD de KISS « MTV Unplugged » pour revoir Ace sur le
devant de la scène.
Laurent
Verne
Côte
KJ :
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SMASHES THRASHES AND HITS
- 1988
Vingt
deuxième album de KISS qui n’en est pas tout à fait un puisque c’est un
« best of », enregistré et produit par Paul Stanley en personne
entre New York et Londres en juin 1988, comprenant seize chansons dont six
remixées, une nouvelle version de « Beth » interprétée par Eric
Carr et deux nouvelles compos de Paul ! De quoi redonner du baume au
cœur des fans ! Commençons par la pochette(surprise) assez travaillée
avec quatre photos noir et blanc teintées des quatre membres du groupe, au
milieu d’une foule dont on ne voit que les bras, pointés vers le ciel,
pour rappeler l’atmosphère Live ! Le premier morceau de bravoure est
« Let’s put the X in sex », un retour aux racines du rock du
groupe, un titre carré, sans fioriture aucune. C’est justement là que le
bât blesse car la production de Paul aurait méritée d’être plus fouillée,
plus travaillée. En ce sens, quand Stanley monte trop dans les aïgues, çà
devient grave ! (pour les oreilles !). Quoi qu’il en soit,
« Let’s put the X in sex » regorge de bons plans et possède
d’indéniables qualités. «You make me Rock hard » ne se contente pas
de suivre mais précède plutôt sa devancière sur tous les tableaux !
Des couplets mieux découpés, accouplés à un refrain décuplé qui plaît plus
qui ne déplaît (NDLR : une rime à couper le souffle !). Bref un
« Rock hard » sinon rien ! « Love gun »,
ingénieusement remanié, vise toujours aussi juste ! Suivent
« Detroit rock city » (remix double platinium), « I love it
loud » (single US), dont les versions peu modifiées auraient pu
l’être davantage. Sans
parler de « Reason to live », « Lick it up »,
« Heaven’s on fire », « Calling dr love »,
« Tears are falling » et “I was made for livin’you” où l’on
cherche en vain le remixage ! Après
ce changement dans la continuité, « Strutter » rallume la
fièvre. Nous arrivons maintenant à la meilleure surprise de l’album, nous
avons nommée « Beth », chantée de voix de maître par Eric Carr,
qui se révèle être un chanteur talentueux. « Rock and Roll all
nite », classique par excellence, nous est offerte avec dix secondes
de plus que l’originale. Quant à « Shout it out loud », elle
clôture à merveille ce « best of » notamment grâce au «Shout
it !» de la fin du morceau. A signaler qu’il existe deux pressages
différents de «Smashes Thrashes and Hits ». Avec « Crazy crazy
nights », « reason to live » et « Calling dr
love » (Chanson bonus) en Europe, tandis que les deux titres de
“Crazy nights” sont remplacés par “Deuce” aux USA.
Christophe
Sivazlian et Sylvain Verne
Côte
KJ :
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HOT IN THE SHADE
- 1989
Après
avoir tenté leurs chances dans des activités annexes et s’être perdus en
chemin, Paul Stanley et Gene Simmons ont décidé de se reconcentrer sur ce
qu’ils savent faire de mieux :Jouer du Rock’n’Roll. Afin d’éviter
tout conflit avec un quelconque producteur et confitant de l’expérience
emmagasinée au fil des ans, Paul et Gene choississent de produire
eux-mêmes le prochain album de KISS. Pour se faire, ils utilisent du
matériel analogique afin d’obtenir un son plus brut, plus authentique, en
un mot plus Rock’n’Roll. Pour intégrer le disque, quinze chansons sont
sélectionnées pour environ une heure de musique ( le plus long de leur
carrière). Le tout enregistré dans un petit studio californien nommé
« The Fortress » durant l’été 1989. Vinnie Poncia (producteur
compositeur de « Dynasty » et d’ « Unmasked ») et
Tommy Thayer (musicien du groupe Black’n’Blue et fan de KISS) viennent
leur donner un coup de main. KISS y met tout son cœur et nous en met plein
la vue (n’oubliez pas vos lunettes !) et les oreilles avec des titres
comme « Rise to it », « Betrayed »,
« Forever », « Cadillac dream », « Silver
spoon », « Hide your heart » et « King of
hearts ». Cà faisait longtemps que Paul et Gene n’avaient pas été
aussi inspirés (surtout Gene !). Pourtant, les ventes du LP ne sont
pas au rendez-vous. L’ambondance de biens a peut-être nui à l’ensemble. Il
est vraisemblable qu’en enlevant deux ou trois morceaux :
« Boomerang », « You love me to hate you » et
« Prisoner of love » par exemple et en travaillant un peu plus
une production quelque peu brouillonne, l’unité de l’album aurait été plus
grande. Il faudra attendre la sortie de « Forever » en single
pour relancer les ventes et permettre à KISS de faire une tournée US
réussie. Et dire que ce sera la dernière auquel participera Eric Carr à
cause de cette maudite maladie !
Laurent
Verne
Côte
KJ :
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