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Côte KJ :  Classique**** Bon*** Moyen** Passable *

 

 

 

 

KISS LIVE UNCENSORED

Pour ce premier concert de Kiss en vidéo, c 'est loin d'être un coup de maître ! C'est une période trouble pour le groupe (Gene Simmons étant plus préoccupé pas ses prestations cinématographiques et Bruce Kulick ne trouvant pas encore ses marques). Il ne reste plus que PaulStanley et Eric Carr ! Et heureusement que les deux assurent ! Mais Paul a beau soulever des montagnes (remember "King of the mountain" !), il n'empêche que l'on reste sur sa faim question "show". Musicalement parlant, ça tourne bien, même si la prestation scénique de Gene (ridicule notre démon avec sa perruque, il aurait dû mettre plus cher ! Car l'on voit à 10 KM, que c'est une grosse... moumoute !) et celle de Bruce (au secours !!), plombe ce "Live Uncensored". Reste Eric Carr, lead vocal sur "Young and wasted"et "Black diamond". Eric nous délivre un solo de batterie sans faille, mais surtout épaule le fils des étoiles d'un bout à l'autre du concert. Mais celui qui tient "toute la barraque", c'est bien Paul Stanley, fidèle à lui même. Le showman dans toute sa plendeur, heureusement qu'il est là pour régaler la galerie. Au total 19 chansons, dont "Thrills in the night" 2e single tiré de l'album "Animalize" où Gene Simmons n'est pas plus présent que sur ce "live" (désolé pour les inconditionnels du démon !). Ce qui donne à l'arrivée une désagréable impression, Kiss à la recherche de son lustre d'antan et qui se perd en route !

Sylvain Verne

Côte KJ : *

 

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KISS "EXPOSED"

 

"EROCKTISME OU ROCKNOGRAPHIE ?

La question est posée.

Que peut-on attendre d'une vidéo qui n'est ni un concert, ni un film, qui ne contient pas seulement des clips et qui n'est pas tout à fait un documentaire ?

Je vais tenter d'éclairer quelque peu votre lanterne.

Kiss "Exposed" est un DVD qui se doit de nous montrer Kiss sous un aspect différent de celui auquel on est habitué, autrement dit dans leur vie privée, chez eux par exemple. Après un "plan" où l'on nous montre un vieux se prendre trois tartes à la crème en pleine figure, le film (si l'on peut l'appeler ainsi) commence.

Le scénario, il se résume comme suit :

Une équipe de télévision débarque chez Paul Stanley dans sa résidence californienne, un beau jour d'été vers midi. Ils réveillent Paul, qui prétend n'être au courrant de rien. Après maintes tergiversations, ils pénètrent dans la villa où ils ne seront pas au bout de leurs surprises !

Le déroulement

En effet, des dizaines de filles assez dévêtues, dorment par terre (!!) ça et là, éparpillée dans les multiples pièces que comptent la demeure.

Bruce court après des filles, des filles courent après Eric, Paul prend pour son petit déjeuner des céréales mélangées à des fruits, le tout baignant dans de la bière de racine (de la "root beer", un soda très apprécié aux USA), la chambre de Gene est ornée de ses trophées, autrement dit des têtes de femmes et il y a un mort qui flotte dans la piscine, un walkman sur les oreilles ..(Ouf ! Deux secondes je reprend mon souffle...). Tout ceci n'est qu'un prélude à l'avalanche de Kisseries qui vont déferler dans l'objectif de la caméra, menée de main de maître par un gars sympa nommé "Joseph"(dans le film). On nous fera entre autres, pénétrer (excusez nous mille fois pour ce vocabulaire quelque peu suggestif, mais l'atmosphère qui règne dans cette vidéo nous a complètement détraqué !) dans une pièce où sont gardés les souvenirs de Kiss. C'est à dire leurs guitares, des photos, des tee-shirts, des poupées fabriquées par des fans, des habits, le piano où l'on joua "Beth" et "Christine sixteen", un portrait de Joseph Kissinger, qui déclara avoir eu une vision du groupe en 1753 (ouarf, ouarf...du pur humour kiss, on s'en délecte !) et surtout bon nombre de vidéos live de Kiss de toutes époques...( Encore ouf, décidément c'est fou comme je m'emballe !!). On nous montre quelques extraits "live" soit : "Deuce" à Chicago en 1975, "Strutter" à Détroit en 1976, "I stole your love", "Beth" et "Ladies room" à Houston en 1977, "Detroit rock city" et "Rock'n'roll all nite" à Sydney en 1980 et "I love it loud" à Rio en 1983, soit, le dernier concert maquillé de Kiss avec une audience de 147 000 personnes, un des plus gros concerts jamais organisé au monde. Le tout en couleurs (sauf "Deuce") et d'une qualité d'image frisant la perfection. Viennent ponctuer tout ça, le "Paul Stanley workout" (son exercice d'aérobic sur fond de "I was made.." très suggestif !), les délires "lingaux" de Gene en gros plan et au ralenti, les massages exercés par Paul sur une fille en mono-kini, Bruce,  Eric et Sonny Crockett allant à la plage en compagnie de trois ravissantes créatures (Sonny Crockett étant un chimpanzé habillé comme Don Johnson, l'un des deux flics à Miami, mais lui, nous dit-on, ne sait pas qu'il est un singe !!!) et bon nombre d'interviews de Paul et Gene dans les jardins de la villa...(ndlr : On ne sait pas si Christophe va pouvoir tenir à ce rythme jusqu'à la fin de l'article..) Christophe : Vous en faites pas les gars, ça va aller...où j'en étais... Ah oui !..

..Eparpillés ça et là, nous trouvons également les clips de "I love it loud", "Lick it up", "All hells breakin' loose", "Heaven's on fire","Tears are falling", "Uh ! All nite" et "Who wants to be lonely". En tout, une heure et trente minutes non stop de folies kissiennes, qui auront coûté au groupe pas moins d'un million de dollards

La conclusion  

Une pointe érotisme, un soupçon de soleil, un brin d'humour et une dose de hard rock lourd et suant, font de Kiss "Exposed" un cocktail hard détonnant.(ndlr : ça y est Christophe retrouve son rythme de croisière ...)

Qui plus est, plus on regarde cette vidéo, et plus on comprend toutes les subtilités qui en font le charme, tous les clins d'oeils et les nuances qui en font un divertissement hors-pair. Désormais, Kiss ne se trompe plus et met ses pieds exactement où il veut les mettre.

Cette vidéo et "Crazy nights" le démontrent de manière flagrante. Kiss a encore innové de façon magistrale et cette fois- ci, dans le domaine des vidéos rock.

La France va t'elle encore passer à côté de la plaque ? Mmmmmmmm…

 

Christophe "Starchild" dit kiki

 

Côte KJ : ***

 

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X-TREME CLOSE UP

 

Ce DVD sorti en 1992 retraçe l'histoire et la création du groupe Kiss à travers les témoignages de Paul, Gene, Eric Singer et Bruce Kulick et la diffusion de vidéos et d'images inédites. On débute le visionnage de ce DVD par le rapport que Paul et Gene ont pu, durant leur carrière, entretenir avec les critiques dont ils ont été( et sont encore dans une moindre mesure) victimes. On s'aperçoit que le "no matter" reste de circonstance même si parfois cela peut être blessant de ne pas être apprécié par des groupes comme les Rolling Stones; ce qui importe avant tout c'est d'être fidèle à eux-mêmes, de jouer la musique qu'ils aiment, "aime moi, hais moi si tu veux c'est normal..si t'es au milieu, dégage!", voici à quelques mots près le credo de Paul. Kiss revendique un style musical qui exprime la violence de la rue, Paul les compare à "une meute de chiens". La lecture de ce DVD est en fait jâlonnée de vidéos inédites et de live du groupe durant les différentes périodes de leur existence, c'est le clip de "Unholy" (1992) qui ouvre le bal.

Selon Eric Singer, ce qui a rendu fascinant Kiss c'est qu'ils étaient à la fois glamour et heavy. Paul révélera que le public de Kiss est très hétéroclite, composé de policiers, d'avocats entre autres, qui se retrouvent complètement dans ce que véhicule le groupe. Les fans de Kiss subissent souvent des quolibets et des sarcasmes mais se revendiquent toujours du groupe et forment une Kiss Army dans le monde entier. Pour Bruce Kulick, Kiss nécessite une mentalité jeune, c'est un style qui incite à transgresser les règles. Après la diffusion du clip coloré de "Sure Know Something" (1976), Paul et Gene nous raconte la gestation puis la naissance du groupe . Ils parlent de leur passion commune pour le rock, de leurs influences, de leurs motivations( notamment le pouvoir d'attraction sur les femmes). Ils nous font le récit de leur rencontre, de la création de leur image, du style qu'ils revendiquaient alors (le heavy metal), le choix du noir et blanc, leurs premières scènes, le choix de Peter et d'Ace. On s'aperçoit que leur but était avant tout de sortir des sentiers battus, de proposer autre chose et ils nous démontrent que la musique qu'ils faisaient est  toujours actuelle contrairement à celle des autres groupes de l'époque. On découvre comment est venue l'idée de se maquiller, le mystère entretenu et la curiosité que cela suscitait. On apprend que leurs deux premiers albums studio furent des échecs, qu'ils étaient en quelque sorte la risée de leurs contemporains. Puis vint l'explosion( alors que plus personne n'y croyait) avec ALIVE I et le début des "montagnes russes" selon Paul. On mesure aussi l'importance de Destroyer pour gagner en crédibilité après un tel succès live et ainsi démontrer que le groupe pouvait réussir un album studio. Avec "Beth", le groupe élargit les limites de leur musique même si cette chanson n'était pas à leur goût ( du moins celui de Gene et Paul), repoussée en face B de "Detroit rock city", elle remporte un succès inattendu. Le groupe explose dans le monde entier notamment au Japon où on n'avait jamais connu autant d'effervescences (même pas pour les Beatles). Kiss mesure alors son pouvoir d'attraction notamment sur la gente féminine et ne s'en plaindra pas. On s'aperçoit aussi que Gene et Paul ont été touché par les accusations portées quant à leur supposé satanisme, pour Gene la scène reste avant tout " un exutoire". Il est question de la prolifération de produits Kiss et d'un merchandising sans commune mesure, Gene et Paul évoqueront la singularité de la démarche de faire une Bd sur le groupe, BD dans laquelle ils deviennent des superhéros (anecdote du sang dans l'encre rouge). Dans la même optique, ils nous parlent du téléfilm "Kiss meet the Phantom" et nous révèlent qu'ils s'étaient un peu perdus dans ce projet; à cette époque, ils étaient soumis à un rythme difficile à tenir . Le désir de Peter et Ace de prendre du recul apparait alors mais la perspective de faire chacun un album solo les tiendra un moment. A cette période, le groupe prend conscience( avec surprise) que son public a changé et est devenu plus familial. On se trouve dans la mouvance disco réprouvée par Gene ( "une musique merdique") qui voit dans l'émergence du mouvement punk "une bouffée d'air frais". Dans ses virées nocturnes, Paul s'aperçoit que le disco est omniprésent et écrit en l'espace d'une nuit "I was made for lovin you", le groupe devient alors plus pop et tombe dans l'engrenage du succès facile et dans un certain confort. Il est une nouvelle fois question des problèmes de Peter et Ace pris dans la spirale de la drogue et de l'alcool, Gene et Paul ne les trouvant plus à la hauteur choisissent l'intérêt du groupe avant tout, et c'est la séparation. Arrivée d'Eric Carr, perçue comme salvatrice car il a un très bon niveau, les mêmes références musicales que Paul et Gene et permet ,de ce fait,au groupe de sonner plus heavy. Gene évoque un Vinnie Vincent autodestructeur tandis que Paul rend un dernier hommage à Ace.

Le virage" Lick it up" ,où le groupe se démaquille, était pour Gene et Paul comme une "évidence". Mark St John sera évoqué aussi pour succéder brièvement à Vinnie qui, selon Gene,"est parti pour réfléchir à ses erreurs...(il sourit)". St John trop sophistiqué et "musicien" pour Gene, selon lui" on ne joue pas avec sa tête mais avec sa bite". Même problème au début avec Bruce Kulick qui se lâchera après deux albums. Gene avouera sans détour que, pendant dix ans, il ne faisait plus partie du groupe( du moins mentalement), il était habillé comme "une drag queen" et ressemblait à "ce qu'il avait baisé la veille"; il dérivait dans le milieu du cinéma et n'avait plus d'intérêt pour Kiss( inquiétudes de Bruce à cette époque). Gene rend hommage à la fidélité de Paul au rock et à Kiss, lui qui a toujours été présent. Une fois le chapitre Cinéma refermé, Gene revient à Kiss par un" c'est finalement bon d'être à la maison". La description de la mort d'Eric Carr est émouvante et on comprend le traumatisme que cela a pu être pour chacun d'eux.

Ce DVD se clôt finalement par un hommage à la loyauté des fans de Kiss et pose Kiss comme modèle pour les jeunes groupes. Au delà de la démarche analytique de l'histoire du groupe, ce documentaire reste de très haute qualité pour qui veut mieux connaître le parcours du band et contribue parfaitement, à travers les témoignages et les vidéos inédites, à la légende du plus grand groupe de rock du monde: KISS.

 

Shandi Canigiani

 

 

Côte KJ : ***

 

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KONFIDENTIAL

 

*Ce Dvd sorti en 1993 nous livre les coulisses de la tournée de Kiss dont sera tiré ALIVE III. On pénétre l'intimité du groupe formé alors de Gene, Paul, Eric Singer et Bruce Kulick; ils émaillent les titres du show d'anecdotes croustillantes sur les habitudes prises par les uns et les autres durant la tournée.

En coulisse, on assiste à l'organisation et à l'installation du show par l'équipe de techniciens, on sourit aux pitreries de nos quatre acolytes, on écoute attentivement le portrait qu'ils dressent les uns des autres (Gene décrira Eric, Paul s'occupera de Bruce et vice et versa). On découvre quelques images filmées par Eric avec son camescope dans le bus, Gene en pleine sieste, Paul en plein délire et Bruce en Monsieur Propre du groupe. On apprend la vie en communauté en bus qu'engendre les déplacements de ville en ville , la cohabitation des différentes habitudes des membres du groupe: un Gene cinéphile, un Bruce et un Paul accros aux jeux vidéos. Les anecdotes sont nombreuses et se succèdent au rythme des chansons du live, ce type de documentaire rend ces bêtes de scène beaucoup plus humaines et accessibles mais d'un autre côté cela a tendance à démystifier beaucoup trop l'image idéalisé que l'on peut avoir d'eux.

On s'aperçoit qu'il existe une franche camaraderie entre eux, que cela contribue à créer ce sentiment ludique sur scène quand ils jouent ensemble même si la finesse n'est pas toujours de mise.

Dans cette perspective, on peut évoquer l'apparition de strip-teaseuses pour la chanson "Take it off", prestations fortement érotisées et qui frôlent le vulgaire notamment en coulisses où les commentaires salaces de Paul et Gene, à l'encontre de ces jeunes femmes, ne sont pas d'une très grande délicatesse.

Sans jouer la "dame pudeur", je pense qu'on aurait pu se passer de telles images qui ne contribuent en rien au prestige du groupe et à son image. En bref, on peut dire que la discrétion et la réserve de Bruce est louable et contribue à donner une autre image d'un groupe de rock loin des clichés éthérés et rédhibitoires.

Dans les aspects positifs, il y a le flash back sur quelques titres live des années 70, histoire de ne pas oublier que Kiss a eu différentes formations et que toutes ont contribué à la légende. On découvre que Gene avait, à l'époque, déjà coutume d'oublier les paroles des chansons; on note aussi la générosité des fans qui n'ont de cesse de faire des cadeaux rares au groupe, on fait référence aux images inédites enregistrées lors de concerts par des fans et envoyés à Paul, à la cassette d'un concert de Hendrix donnée à Bruce, à des T.Shirts et plein d'autres choses encore. En conclusion, ce Dvd a pour fonction principale de montrer aux fans les coulisses d'une tournée de Kiss, d'assouvir leur curiosité avec toutes sortes d'anecdotes et de découvrir la préparation d'un show. Entre coulisse et show,côté pile ou côté face, on jongle entre les deux mondes et on identifie davantage les personnes derrière les personnages. La question est de savoir si ce type de documentaire apporte quelque chose de positif au groupe?

Certes notre curiosité est parfois assouvie, pourtant  je ne retiendrais de ce Konfidential que le côté show, car certaines choses, à mon avis,afin que la légende ne soit pas entâchée, devraient toujours restées confidentielles.

 

Shandi canigiani

 

 

Côte KJ : **

 

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KISS MY ASS

 

Ce Dvd sorti en 1994 nous livre un témoignage de la formidable aventure kissienne depuis leurs débuts. Ce DVD est en fait un complément au cd "Kiss my ass" qui est un album hommage de différentes personnalités et groupes fans de Kiss. A travers le visionnage de ces documents exceptionnels du groupe commentés respectivement par Gene, Paul, Eric Singer et Bruce Kulick, on découvre des trésors d'archives notamment de titres en live au tout début de leur carrière. Tous ces précieux témoignages de l'épopée Kissienne permettent de mesurer leur parcours atypique, de leurs débuts à New York aux choix de leurs personnages, rien n'est omis surtout pas les deux autres membres fondateurs du groupe Peter et Ace auxquels Gene et Paul rendent hommage. La citation utilisée au début du DVD est signée B.H . SHAW et dit:"Le secret est de choquer le plus de gens possible", leitmotiv que le groupe suivra et sur lequel il fondera sa légende. C'est Paul qui s'exprime en premier pour montrer sa satisfaction d'avoir, malgré les sarcasmes, enregistré leurs débuts sur scène en vidéo car sans cette initiative, on ne pourrait aujourd'hui visionner ces multiples trésors d'archives. Le plus ancien document date de 1975, un live à San Francisco qui ouvre notre DVD, puis une intervention de Paul qui nous montre quelques photos inédites de Kiss démaquillé à cette époque, une avec Peter et une avec Ace durant leur première tournée en Europe, à cette période c'était" Happy face" pour tous, une expérience joyeuse car comme le dit Paul, ils étaient avant tout des enfants de New York qui découvraient le monde. On assiste à des live rares et précieux couvrant la période de1976 à 1982, la naissance d'incontournables comme" Do you love me"," Love gun", "Black diamond",  et certains autres titres moins joués( et en ce qui me concerne moins connus de Kiss) comme "Parasite", "Makin'love", "Hooligan"," I" . Bien entendu, la part belle est donnée à chaque membre initial du groupe, pour ce faire on a droit au "Hooligan" de Peter Criss, au "NY Groove" d'Ace frehley et au passage de la guitare fumante de "Shock me".

En pleine rédaction de la Kisstory, Paul et Gene reviennent sur leur passé et en explorant les couloirs du temps rendent hommage à ceux qui ont contribué au succès du groupe comme Peter ou Ace mais aussi le regretté Eric Carr auquel il est consacré un vibrant hommage. Eric apparait comme celui qui donnera l'impulsion au groupe dans une période difficile, on évoquera sa bonne humeur, ses imitations impayables, les fous rires qu'ils partagèrent, sa relation particulièrement chaleureuse avec les fans...bref on comprend pourquoi après sa mort, le groupe marquera le coup.

Paul évoquera le choix du maquillage d'Eric Carr qui était à l'origine un faucon et qui devint finalement l'inoubliable renard. On nous gratifie de nombreuses pubs sur les produits de merchandising Kiss, des extraits de shows télévisés aussi, notamment un de 1989 pour la tv française ( le fameux "Bonjour" de Paul et Gene et l'abracadabrante histoire du poulet de Gene). On s'aperçoit à travers ces archives de l'impact du groupe sur la société américaine, ceux qu'on surnommait" les démons du rock" jouaient de leur image subversive; on assiste notamment à une entrevue faisant suite au départ de Peter Criss où Gene dira: "Jouer sans maquillage serait différent", on n'a plus trop conscience aujourd'hui de ce que les fans de la première heure ont pu ressentir en les voyant démaquillés pour la première fois.

Eric Singer reviendra d'ailleurs lui aussi sur cela et parlera de la liberté que cela pouvait représenter de pouvoir être un autre,"un personnage" durant quelques heures. On peut aussi évoquer la diffusion européenne en 1981 du titre I (sans Ace), chose somme toute exceptionnelle pour l'époque. On découvrira aussi les esquisses des scènes rêvées par Kiss (pas toujours réalisables), les brouillons de leurs plus grands succès  et le récit de l'annonce déposé par Paul pour trouver un guitariste "talentueux et avec du caractère", annonce qui sera le ticket d'entrée d'Ace Frehley dans le groupe naissant. On ira dans les coulisses des hommages rendus à Kiss par l'intermédiaire de reprises par les groupes Anthrax sur "She" et Gin Blossoms sur "Christine Sixteen". On partagera l'émotion de Gene et Paul (dans une émission tv) de retour sur les lieux de leurs premières armes, et on sourira sur certaines anecdotes vestimentaires assez surprenantes.

Et puis surtout on sera attentif à l'hommage que Paul et Gene rendent aux fans de Kiss, à l'origine de Kiss Conventions à travers le monde et ce sans l'appui du groupe, on notera l'admiration que cela suscite chez eux d'avoir de pareils fans, qui est un fait unique d'après Paul  Stanley et qui justifie que le groupe soit à la hauteur de leurs attentes. Ce DVD rempli de surprises se termine sur Gene (chez lui), filmé par Paul, qui évoque les projets du groupe et le bonheur qui est le leur malgré la fatigue, ces derniers mots seront:" plus on est proche du passé, plus on sait où le groupe va", paroles qui, à elles seules, justifient la Kisstory.  Tous ces documents inédits enfin offerts aux fans restent  un témoignage exceptionnel d'un parcours hors du commun et d'une passion sans commune mesure.

 

Shandi Canigiani

 

Côte KJ : ***

 

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MTV UNPLUGGED

Ce DVD de 85 minutes est le premier sorti par KISS. Produit par Alex Coletti et filmé par Joe Perota aux studios de Sony à New York le 09 août 1985 pendant l’enregistrement de l’émission « MTV unplugged ». Il contient également des interviews, des séances backstage ainsi que des extraits des conventions KISS. Le groupe composé de Paul Stanley, Gene Simmons, Bruce Kulick et Eric Singer attaque le show avec une version dynamique de « Comin’home » et avec les inédits « Plaster caster » et « Goin’blind ». Dans une ambiance détendue, «Do you love me » suit. Oui, on t’aime, Paul mais ce n’est pas la peine de nous le demander à chaque spectacle. On commence à se lasser ! Gene, quant à lui, se fait remarquer en confirmant sa spécialité à oublier ou mélanger les paroles de ses chansons. Il doit reprendre « Domino » à plusieurs reprises. Cà y est je me lâche un peu ! Qui aime bien châtie bien ! «Got to choose », « Sure know something », « A world without heroes », « Rock bottom » s’enchaînent ensuite devant un public tout acquis à leur cause. Moment fort du show, Gene choisit de nous balancer un titre rare « See you tonite » (album solo de 1978 pour les novices !) et Paul se lance dans une version mémorable de « I still love you ». Ouaouh ! Quelle voix mes aïeux ! Phil Ashley (claviers lors de la tournée solo de Paul 1989) en coulisses, assiste le groupe pour « Every time I look at you ». Tout d’un coup, Paul annonce l’arrivée de deux autres membres de la famille. Il s’agit de Peter Criss et Ace Frehley ! Le choc !!! Le KISS original démaquillé jouant de nouveau ensemble !!! Pincez-moi je rêve !! Gene Simmons, Paul Stanley, Bruce Kulick, Eric Singer accompagnés de Peter Criss et Ace Frehley. Le groupe de fous !!! Six musiciens dont deux batteries ! Du jamais vu, paroles de kissien ! Ace Frehley se met alors à chanter « 2000 Man ». Entre nous, il aurait pu choisir un autre titre plutôt qu’une reprise des Rolling stones ! Avec toutes les chansons magnifiques qu’il a composé ! Bof ! Heureusement, « Beth » rattrape magistralement le coup! « Nothin’ to lose » et « Rock’n’Roll all nite » cloturent cet unplugged comme un festival de feux d’artifices ! Cela part dans tous les sens! Peter et Ace semblent être en pleine forme et heureux d’être là ! On retrouve la joie sur tous les visages ! Loin d’être bêtes, Paul et Gene, voyant la réaction enthousiaste de la foule, vont rapidement se décider à faire renaître le groupe du début. Le KISS original !

Laurent Verne

Côte KJ : ***

 

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THE SECOND COMING

Vidéo indispensable écrite, produite et réalisée par Tommy Thayer, en étroite collaboration avec KISS. Ce document a été fait par un fan pour les fans. Tout commence par une KISSTORY illustrée commentée par Gene, Paul, Ace et Peter en personne sans jamais rien occulter des péripéties (les bons comme les mauvais moments !) qui ont jalonné leur carrière. Chacun ayant l’honnêteté de faire son auto critique. Après la reformation, grâce au talent de caméraman de Tommy Thayer, on assiste en direct à l’envers du décor : essais des habits et des maquillages, présentation face à la presse, séances photos, répétitions, préparation de la scène, mise en place du show. Tel un phénix, KISS renaît de ses cendres. Dès le premier concert, la magie opère à nouveau. Le public répond présent. KISS est prêt à écrire un autre chapitre de l’histoire du Rock. Comme un retour aux sources, la tournée débute le 27/06/1996 au Cobo Hall de Detroit . Elle a un succès phénoménal. Emu par la fidélité de ses fans, KISS leur rend un vibrant hommage. Donner du plaisir à ses admirateurs, et en prendre par la même occasion, semble suffire au bonheur du groupe. Puis, direction Donington pour le festival Rock anglais où 60.000 personnes survoltées les accueillent en guise d’hors d’oeuvre avant leur tournée européenne. De retour aux USA, les concerts complets s’enchaînent les uns après les autres. Novembre 1996, KISS remet le couvert européen. La foule est au rendez-vous. Le manager Doc McGhee, en bon capitaine de route, assure l’ambiance et instaure un état d’esprit d’équipe. Début 1997, KISS continue son tour du monde en allant au Japon, en Australie, au Mexique, avant de revenir pour le dessert en Europe afin de clore une série de 200 concerts. De partout, des salles combles et un public en délire. Le groupe, après avoir surmonté ses différences, a retrouvé l’envie de faire du Rock’n’Roll ensemble pour le bien de tous. Il nous revient plus fort que jamais. La preuve par l’image avec le bonus. « Shout it out loud » est repris en chœurs par un stade plein à craquer. Je passe sous silence quelques savoureux passages du DVD pour vous en laisser la surprise. Qu’on se le dise, KISS est de retour, la KISSTORY est en marche !!!

Laurent Verne

Côte KJ : ****

 

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DETROIT ROCK CITY

 

Ce film sorti en 1999 juste un peu après la reformation du groupe est à lui seul le reflet de toute une génération de fans de Kiss et de toute une époque.

Retraçant l'épopée chaotique de quatre jeunes ados fans de hard rock et plus précisément de Kiss, le film nous plonge dans une Amérique puritaine

dans laquelle ce genre de musique est qualifié de "démoniaque". Il suffit pour se mettre dans l'ambiance de visionner le début, la scène où la mère de Jam

foncièrement pieuse, tombe sur un disque de Kiss au lieu des Carpenters, "I stole your love" résonne et ouvre la voie à d'autres titres du groupe qui rythmeront

tout le film. Il s'agit ici de parler de la période de 1978, le rock a la main mise et définit l'identité musicale du groupe comme celle des fans qui les suivent.

La guerre des gangs n'est pas loin, l'ennemi prend alors la forme de la vague disco qui parcourt le monde à ce moment-là, c'est Gene Simmons face au déhanché

de John Travolta. Une des scènes du film rapporte ce conflit entre deux styles. Ironie or not irony, quand on connait le virage qualifié de "disco" que prendra Kiss

quelques années plus tard, cela sera évoquée par l'une des figures féminines (Christine) qui traversent le film: " Je ne serais pas étonné que Kiss fasse du disco un

jour", éclats de rire des acolytes férus de rock qui ne l'imaginent même pas. La course aux billets qui jalonnent tout le film donne lieu à des situations scabreuses,

 à un humour bien lourd et gras digne d' "American pie"ou de" Mary à tout prix" où le scatologique côtoie l'usage récurrent de drogues en tous genres.

Quand on sait que Gene Simmons est à la production,on ne peut s'empêcher d'identifier sa patte dans certains gags ou certaines situations( notamment aux rôles confiés à la gente féminine). On applaudira aux bonus du DVD qui nous gratifient de choses intéressantes( notamment le concert final de Kiss  dans tous les angles, Good idea!) et à la scène finale du film qui nous permet de voir nos quatre compères sur scène en effectuant chacun leur rituel: Gene avec le feu et le sang, Paul qui démonte sa guitare, Ace dont la guitare fume et le lancer de baguette de Peter (comme par hasard sur un des protagonistes de l'histoire...ah magie du cinéma, still a happy end!!).

En bref, c'est un film réjouissant pour qui veut se replonger un instant dans la frénésie kissienne de ces années-là ou pour ceux qui veulent se remémorer les joies de la puberté dans la peau d'un fan de Kiss. Toutefois loin de dénigrer les belles réminiscences que ce film peut éveiller, il convient de constater qu'il ne marquera pas l'histoire du cinéma.

Ce long métrage nous informe de l'impact social du phénomène Kiss et du chaos que la musique "du diable" a pu faire naître dans l'Amérique puritaine. Et ce qu'il faut surtout souligner c'est que ce film a été fait par des fans de Kiss pour des fans de Kiss et rien que pour ça, cela reste un bel hommage "to the Hottest Band in the world": KISS. 

 

Shandi Canigiani

 

Côte KJ : **

 

Chroniques DVD 1
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