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ACE FREHLEY
Daniel Paul Frehley est le né 27 avril 1951 dans le
quartier du Bronx, New York. Fils de Karl et
d’Esther Frehley. D’origine néerlandaise du côté
paternel et allemande du côté maternel, la musique est une histoire
de famille chez les Frehley. Son père Karl, pianiste classique de
formation, frustré de n’avoir jamais pu en faire
son
métier, a été obligé d’assurer le quotidien pour
nourrir les siens. « Ace » est allé à l’école jusqu’au lycée
dans son
quartier de naissance avant de se faire virer pour des
raisons obscures. Il a un frère, Charley, et une sœur, Nancy,
plus âgés que lui. « Ace » a été bercé par
la musique de « Simon et Garfunkel » dès son enfance à cause de
son
frère et de sa soeur. « J’ai grandi dans une
famille de musiciens. Quasiment tout le monde jouait d’un
instrument.
Mon père, pianiste, jouait de l’orgue dans les
églises. J’étais le petit dernier de la famille. Mon frère et ma sœur ont
pris régulièrement des cours de musique. Moi, aucun.
Je devais avoir un don. Cà a fait des jaloux ! A 13 ans, avec
un
peu d’entraînement, j’arrivais à jouer les morceaux des Beatles et des
Stones ! ».
Fasciné par
les films de science fiction, il adore les histoires d’extra-terrestres.
Un jour, un ami à « Ace » qui
avait acheté une guitare électrique, vient le voir
pour lui faire écouter le son de son ampli. C’est la révélation. A
partir
de là, « Ace » effectuera des essais
afin de trouver son propre son. Même s’il ne néglige pas l’aspect
technique, il
pense qu’il faut d’abord avoir
un son. Charley raconte : « Avec un an d’écart, on a fait notre apprentissage musical
ensemble. En 1965, les Beatles ont tout
révolutionné. Les cheveux longs sont devenus à la mode. Je n’avais en tête
que de jouer leurs accords pendant que
« Ace » ne pensait qu’à mettre le son à fond. Mes oreilles s’en
souviennent
encore ! Au bout d’un an, il avait acquis une
maîtrise impressionnante le tout sans leçon s’il vous plaît ! Au fur
et à
mesure, il a développé son style. » Pour ses 14
ans, ses parents lui offrent une guitare électrique. Petit à petit, il
fait
partie de divers groupes dont un certain
« Molimo » mais « Ace » n’aime pas trop s’étendre sur
sa période pré-KISS.
Avec les
Beatles, des guitaristes comme Jimmy Page, Eric Clapton, Jimi Hendrix
auront une influence majeure
sur « Ace ». En 1970, à la suite d’une
bagarre avec un propriétaire de bar, « Ace » est blessé au
visage nécessitant
un passage en chirurgie plastique. Cette même année,
il fait la connaissance de sa future femme Jeanette. En 1972,
« Ace » repère une annonce dans le journal
« Village Voice » qui dit « Recherche guitariste habile et
flashy.
Album sous peu ».
Il se présente à l’audition et constate
que tous les guitaristes locaux sont là. L’autre problème de
taille,
c’est que le favori Bob Kulick est un ami personnel de Paul Stanley. Bob Kulick se souvient : « J’étais
en train
de passer l’audition quand « Ace » est
arrivé et a débranché ma guitare pour mettre la sienne. Tout le monde me
connaissait à New York et lui sortait de nulle part.
Il avait l’air tellement bizarre que je n’ai pas osé lui envoyer ma
guitare sur la figure. » Bob McAdams, autre
musicien ayant passé l’audition, raconte : « Ace était un
peu nerveux.
Je me souviens qu’il portait une basket de couleur
rouge et l’autre orange.» « Ace » nous donne sa version :
« Quand
je suis allé passer l’audition, ironie de l’histoire,
je suis arrivé tôt. J’ai vu que Bob Kulick, le frère de Bruce, était
déjà
là. Je me suis mis dans un coin pour accorder ma
guitare. Ne me connaissant pas, Gene est venu me voir pour me
demander d’arrêter de jouer parce que çà les gênait.
J’ai répondu : « Je ne voulais perturber personne. Je me
chauffais les doigts. » Gene a
répliqué : « chacun son tour.» Bonjour l’ambiance !
Ensuite, j’ai branché mon ampli et
Paul, Peter et Gene m’ont
déclaré : « On va te jouer un morceau (Deuce !) et il
va falloir que tu crées le solo. » J’ai
fait le solo en jouant du feu de dieu en leur sortant
tout mon répertoire. Par la suite, j’ai joué avec eux deux autres
chansons « Firehouse » et « Black
diamond » et ils m’ont dit : « On prendra contact avec
toi». 15 jours plus tard, ils
m’ont rappelé pour faire un autre essai. A l’issue, je
faisais partie du groupe. J’étais content parce que j’étais
conscient de rentrer dans le monde du Rock. A
l’époque, le Glam Rock était à la mode. Les « New York Dolls »
et
Alice Cooper faisaient la une des magazines. On s’est dit
« On peut faire mieux qu’eux ! ». Janvier 1973, « Ace »
dessine le logo du futur nom du groupe : «
KISS ! » et invente son maquillage d’ « homme de
l’espace » en hommage
aux Extra-terrestres.
Créateur de chansons magiques comme « Cold gin », « Shock me » sans oublier « New
York
groove » de son album solo de 1978, son style est
inimitable.
Après avoir connu la gloire avec KISS
jusqu’en 1982, « Ace », qui a traversé des périodes de turbulences,
décide
de voler de ses propres ailes. Il
crée alors le groupe « Frehley’s comet » récompensé par la sortie successive
de
deux albums de bonne facture avec des titres
forts comme « Rock soldiers », « Into the night » et « Break out ».
L’embellie ne sera que de courte durée, le groupe ne fera pas long
feu. Malgré un autre LP en 1989 sous son seul
nom, il faudra attendre le show télévisé de « MTV Unplugged »
pour voir « Ace » revenir sur le devant de la scène.
En pleine bourre lors de la reformation de KISS en 1996, « Ace »
et le groupe sont retombés petit à petit dans leurs
travers et leurs chemins se sont à nouveau séparés
en 2001. Depuis, « Ace » qui touche des royalties pour le
maquillage porté par Tommy Thayer, s’est refait une santé et a
repris la route tout seul en attendant la sortie d’un
nouvel album solo.
Laurent
VERNE.
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