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ERIC SINGER
photo kiss journal
Eric Mensinger est né le 12 mai 1958 à Cleveland dans
l’Ohio. Il commence la batterie à l’âge de 11 ans. Fils de musiciens, son père Jean,
d’origine autrichienne, est saxophoniste dans le même orchestre que sa mère,
chanteuse. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre joue dans des bateaux
de croisière à travers l’Océan Atlantique durant de nombreuses années avant de
se produire dans des hôtels de luxe, des mariages et pour des partis
politiques. « A partir de 13 ans, après avoir régulièrement suivi des
cours de batterie, j’ai intégré petit à petit l’orchestre de mon père. Il
était très exigeant avec moi. Je devais montrer l’exemple. D’un côté, j’ai
beaucoup appris à son contact. De l’autre, le week end, je n’avais pas de
vie sociale. Je passais tout mon temps
libre avec l’orchestre. » A sa majorité, Eric travaille pendant quatre ans
chez un fabricant d’instruments de musique, puis devient magasinier chez un concessionnaire
Ford.
En 1982, après dix ans
d’apprentissage, Eric quitte l’orchestre de son père pour voler de ses
propres ailes. Il s’installe à Los Angeles et prend des leçons de batterie
chez Casey Scheuerell. « Casey a été un professeur fantastique. Il
m’a fait ouvert les yeux sur la façon dont je devais placer mes mains pour
que mon corps soit en parfaite harmonie avec la batterie. Par la
suite, j’ai envoyé une cassette à Carmine Appice et je me suis fait
repérer par un certain Ray Marzano qui cherchait un batteur pour Lita
Ford. C’est comme çà que ma carrière a commencé. C’était en 1984. Ensuite,
tout s’est enchaîné. J’ai joué pour Black Sabbath, pour une des mes idoles
« Gary Moore » et pour le groupe de Jake E. Lee
« Badlands ». » Pendant cette période, Eric,
perfectionniste, s’adapte à tous les styles : sauvage pour Black
Sabbath, subtil pour Gary Moore, expérimental pour « Badlands ».
Depuis, quand il travaille avec un artiste ou un groupe, en live ou en
studio, Eric, en parfait caméléon, parvient à jouer tout ce qu’on lui
demande. «La musique, c’est ma vie ! Même si je m’éclate,
je suis un batteur professionnel avant tout. C’est toujours instructif de
côtoyer d’autres artistes. Si on me contacte, je donne le meilleur de
moi-même.»
En 1989, quand Eric apprend que “Paul Stanley” fait une tournée
solo, il se présente à l’audition. « Je suis fan de KISS depuis que je suis
gosse. Ne me connaissant pas, « Paul Stanley » a juste eu cette
réaction : « S’il a joué avec Gary Moore, c’est qu’il doit être
bon ! ». Eric a été
tellement bon durant la tournée de « Paul Stanley » que celui-ci le
sollicite quand KISS doit enregistrer « God gave Rock’n’roll to you
II » en mars 1991. Eric Singer joue à l’époque avec Alice Cooper depuis un
an. Il remplace alors le temps d’une chanson « Eric » Carr malade. En
décembre 1991, après le décès d’ « Eric Carr », Eric Singer est
intronisé nouveau batteur de KISS. Passer après le légendaire Peter Criss et le
très regretté « Eric Carr » aurait pu impressionner le bonhomme mais
Eric Singer fait rapidement
l’unanimité autant par sa gentillesse que par son talent. Son style tout
en fougue maîtrisée frappe les esprits jusqu’à la reformation de 1996. Il repart
alors en tournée avec Alice Cooper, participe à de nombreux projets dont le
groupe ESP avec Bruce Kulick et John Corabi jusqu’à ce que KISS le rappelle pour
remplacer Peter Criss avec le maquillage du « Catman » en 2002. Peter
Criss récupérera son poste temporairement en 2003 pour le show « KISS
Symphony » en Australie avant de le céder définitivement à Eric Singer en
2004.
Laurent
VERNE.
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