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                                               GENE SIMMONS

 

                                                                                                                                                                                                                                                                       photo kiss journal

 

       Chaïm Witz est né le 25 août 1949 à Haïfa (Israël). On ne sait pas grand-chose de son père, Feri, à part qu’il exerçait la profession de charpentier. Sa mère, Florence, d’origine hongroise, s’est installée en Israël après la fin de seconde guerre mondiale, terre de refuge pour tous les juifs  rescapés des camps de concentration nazis. Après son divorce en 1954,  Florence Witz décide d’émigrer vers les Etats-Unis en 1958 en compagnie de son fils, le petit Chaïm, 9 ans. Elle y trouve du travail dans une usine de fabrication de prêt-à-porter. Vivant à Brooklyn New York, Chaïm ne sait alors parler que l’hébreu, l’espagnol et l’hongrois. Il apprend l’anglais en regardant la télévision. A l’époque, il est fasciné par le dessin animé de Walt Disney « Pinocchio ». Il va se servir de la bande originale du film « Croire en son étoile » comme devise. En grandissant, Chaïm se passionne pour les bandes dessinées, les films d’horreur et les thrillers. Après avoir vu un documentaire sur l’acteur, Lon Chaney, il devient un fan de « l’homme aux mille visages » (son surnom). Afin de favoriser leur intégration, Florence Witz change rapidement de nom pour Klein et son fils Chaïm prend comme prénom « Gene ». « Gene » Klein suit sa scolarité dans le Queens, NY, jusqu’au Lycée où il se révèle être bon élève. Pendant ses temps libres, il occupe divers petits boulots (distributeur de journaux, apprenti boucher). Sous l’influence de sa mère Florence, il envisage même devenir rabbin mais le rêve américain a déjà fait son effet. Adolescent, « Gene » crée un fanzine de bande dessinée « Cosmos », tout en continuant à s’intéresser aux films d’horreur. Un soir, voyant « les Beatles » dans une émission de télévision, il a cette réaction : « Moi aussi, je veux rendre les filles hystériques ! » Il faut dire que, jusqu’à présent, « Gene » a du mal à séduire la gente féminine (il se rattrapera plus tard !). Du coup, en 1967, « Gene » apprend la guitare et monte plusieurs groupes dont « Rising Sun » et « Long Island Sounds ». Avec eux, il se produit dans des lycées de New York. L’année suivante, « Gene » obtient son baccalauréat.

 

      Tout en poursuivant ses études, il fait partie du groupe « Bheer Bullfrog » jusqu’en 1970. Entre temps, il devient enseignant dans un quartier difficile : « Je n’y suis pas resté longtemps. J’avais une méthode particulière pour apprendre à lire aux enfants. Comme ils aimaient les bandes dessinées et les super héros,  je m’en servais de support pour les motiver.  J’apportais des « spiderman » en classe. Cà avait marché pour moi ! Pourquoi pas pour eux ! Malheureusement, ce n’était pas du goût de tout le monde ! ». Il travaille ensuite pour le magazine « Vogue » et pour le consulat porto ricain. Côté musique, « Gene », avec son ami Stephen Coronel,  compose des chansons folk et rejette la candidature d’un certain « Paul Stanley », 18 ans, pour le motif suivant : « Pas très convaincant ! ». Rebelote, quelques temps plus tard ! Cette fois-ci, « Paul Stanley » ne se vexe même pas, vu le look affreux du mec (barbe et vieille sandale) ! Ce n’est pas ce qu’il recherche ! Pourtant, début 1971, après avoir prêté du matériel au groupe « Uncle Joe » où évolue « Paul » et assisté à leur concert,  « Gene », impressionné par la prestation de « Paul », change d’avis. Il l’engage et forme en compagnie de Stephen Coronel : « Rainbow ». Le trio ne fera pas long feu. Rejoint par Tony Zarella à la batterie et Brooke Ostrander aux claviers, ils créent « Wicked Lester ». Repérés par la maison de disques « Epic Records » à l’époque de « Rainbow », « Gene » et « Paul », entrent en studio pour la première fois pour enregistrer un album. Déçue du résultat, « Epic records » demande le remplacement de Stephen Coronel par Ron Leejack. Malgré çà, les nouveaux enregistrements ne vont pas convaincre la maison de disques de miser sur eux. « Wicked Lester », trop expérimental, a vécu. « Paul » et « Gene » vont en tirer des leçons. Ils doivent changer de style musical et revenir à un son plus brut.

 

      Décembre 1971, « Gene » et « Paul » utilisent l’argent récolté par l’aventure avortée d’« Epic Records » pour louer un loft à New York. Partant sur de nouvelles bases, ils engagent Peter Criss en mai 1972, grâce à une annonce parue dans le magazine « Rolling stone » disant : « Batteur prêt à tout pour réussir. » Les trois hommes répètent ensuite inlassablement dans leur loft afin de construire un répertoire musical à la hauteur de leurs espoirs. En même temps,  « Gene » est conscient que pour réussir, il ne faut pas négliger le côté visuel. Il invente alors son maquillage de chauve souris. Côté boulot, il abandonne l’enseignement après avoir compris son désir le plus cher : « Etre l’objet de tous les regards. » Début 1973, il se choisit un nom d’artiste : « Gene Simmons ». Paul « Ace » Frehley rejoint le trio. Le nom du groupe change, il s’appelle désormais : KISS !

 

      Depuis,  Gene Simmons a permis à KISS d’être connu dans le monde entier grâce à des chansons comme : « Rock’n’Roll all nite », « Deuce » et « Calling dr love ». Ses excentri- cités scéniques font le bonheur des fans. Pendant le show, « Gene » incarne à merveille son personnage de « Démon ». Il tire sa langue de boeuf à tout bout de champ, il crache du sang et du feu. Bref, il est incontournable et il fait partie de la légende.

« Gene », hyperactif, a rapidement fait étalage de ses envies d’activités annexes. Le premier fait marquant est la découverte du groupe Van Halen et de la production de leur démo. De 1978 à 1980, ses idylles avec les chanteuses Cher et Diana Ross font la une des magazines. Par discrétion, nous passerons sous silence le nom des nombreuses autres conquêtes de ce tombeur. Pour son album solo de 1978, « Gene » profite de l’occasion pour faire un condensé de ses influences (Beatles pour « See you tonite », « Pinocchio » de Disney pour «When you wish upon a star » et Lon Chaney pour « Man of the thousand faces ») et pour inviter tout un tas d’amis (Joe Perry « Aerosmith », Diana Summer, Cher). En 1981, il est l’instigateur du projet « The Elder » qui finira en fiasco. L’année suivante, il propose des compositions de tout premier ordre dans « Creatures of the night » dont le fameux « I love it loud ».

 

      Après le démaquillage de KISS en 1983, « Gene » délaisse le groupe qui l’a rendu célèbre pour se lancer des défis. Il s’investit comme producteur/compositeur (Wendy’O’Williams, Black’N’Blue, Keel, Ezo). Il créé son propre label  « Simmons Records ». Il s’improvise manager pour Liza Minelli. Il confirme son flair pour dénicher des talents avec le groupe Cinderella. Sans oublier, bien sûr, ses participations dans quelques films et séries. Citons pêle mêle : « Runaway », « Never too young to die », « Wanted dead or alive », « Trick or treat » pour le cinéma et une apparition dans la série à succès  “Miami Vice”.  « Gene »  reconnaitra plus tard avoir pété un peu les plombs durant cette période, laissant seul, « Paul » Stanley,  gérer le groupe de manière magistrale soi dit en passant. Côté cœur, « Gene » se met en ménage avec la plantureuse Shannon Tweed, actrice de télévision, qui lui donnera deux enfants Nicolas et Sophie. A la mort d’Eric Carr en 1991, « Gene » refait de KISS sa priorité. Des chansons comme « Unholy » et « Domino » sont là pour en témoigner. Lors de la reformation du groupe en 1996, il participe activement à tous les projets et produits dérivés concernant KISS. Il est à l’origine du film « Detroit Rock city » qui raconte les mésaventures de fans pour aller voir leur groupe fétiche en concert. Ces derniers temps, comme l’actualité kissienne est au ralenti, « Gene », en bosseur infatigable, a diversifié ses activités. Il a écrit deux livres « KISS and make up » et « Sex, Money, KISS », créé une école de musique « Gene Simmons Rock School », un magazine « Gene Simmons tongue », des bandes dessinées « Simmons comics group »,  produit un dessin animé « My dad the Rock Star », fait une conférence en Australie « Speaking in tongues » (disponible en DVD), sorti un disque en 2004 « Asshole » et participé avec sa famille à un programme de télé réalité « Gene Simmons Family Jewels ». Bref, « Gene » croque la vie à pleines dents. Il a gardé en lui son âme d’enfant qui disait : « Croit en ton étoile » et ne refuse aucune limite à ses rêves. Businessman avisé, c’est un homme moderne qui aime le pouvoir, l’argent et les femmes. Son hyperactivité peut agacer certains mais sa générosité est telle qu’on lui pardonne tous ces écarts. Il est et restera à jamais « Gene Simmons », le personnage de KISS à la langue bien pendue.                                                                                                                                                                                                                                                                       

                                                                

                                                                                                  Laurent VERNE.

 

BIO Gene SIMMONS
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