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PETER CRISS
George Peter John Criscuola est né
le 20 décembre 1945 à Brooklyn, New York. Fils de Joseph
et Loretta Criscuola,
il est l’aîné de cinq enfants. Ses parents sont
antiquaires dans le quartier de Brooklyn, New york. A 13 ans,
il commence à
apprendre la batterie. Comme « Ace »
Frehley, Peter s’est fait virer de son lycée à cause de
ses mauvaises fréquentations.
Le soir, il traîne dans les pianos bar de jazz,
musique
qu’il affectionne. Il a 18 ans quand il remplace au pied
levé le batteur
du groupe du guitariste Joey Greco. Le
groupe joue au club de jazz « Métropole » à New York. C’est
à cette occasion
qu’il rencontre son idole Gene
Krupa, percussionniste réputé de jazz, qui se produit également dans le
même club. Après
avoir sympathisé, Gene Krupa, au
crépuscule de sa vie, accepte de lui enseigner toutes les subtilités
de la batterie.
Précurseur du batteur moderne, il permit l’évolution
du poste en ouvrant la voie à d’autres tels John Bonham
et Keith Moon.
On retrouvera toute son influence dans
l’album
solo de Peter en 1978 au plus grand désarroi de nombreux
fans confirmant le
fait que même si Peter aime le Rock’n’Roll,
le jazz reste sa musique d’origine. Mais Gene Krupa n’est pas
le seul inspirateur
de Peter, il y a aussi
Ringo Starr, Charlie Watts, John Bonham et Keith Moon. En 1966, marqué par
l’avènement des Beatles,
Peter quitte le jazz de Joey Greco pour rejoindre le groupe
Rock « The Barracudas ».
L’expérience enrichissante se termine
en 1968 à cause de différences de vue avec les autres membres du
groupe. Il joue
ensuite
pour « Chelsea ». Le groupe, en pleine période hippie, décide d’explorer de nouveaux horizons
musicaux. En 1970,
lassé des tergiversations de
« Chelsea », Peter monte un trio, « Lips »
avec son ami Stan Penridge. En 1971,
repéré par la
maison de
disques « Karma soutra Records » dirigé à l’époque par le fameux Neil Bogart (futur
directeur de « Casablanca »),
le groupe enregistre une démo de
cinq chansons qui restera sans suite. Mars 1972, Peter tente sa chance tout
seul en passant
une annonce au
magazine « Rolling stone » : « Batteur prêt à tout pour réussir ! ». Mai 1972, Peter épouse
sa petite amie
Lydia Di Leonardo et part en lune
de miel en Angleterre. Pendant son séjour, il auditionne en vain pour être
le batteur d’Elton
John. De retour aux Etats-Unis, Peter
est dégoûté. Il n’a reçu aucune réponse à son annonce. Au moment où
il semble avoir
fait une croix
sur sa carrière, un certain « Gene Simmons » l’appelle au téléphone et lui demande : « Es-tu
gros ? As-tu les
cheveux longs ? ». Irrité
par ce genre de questions, Peter lui propose un rendez-vous devant les Studios
Electric Lady de
New York. Il a dans l’intention
de lui porter une cassette de démonstration. Pour la peine, Peter s’habille en
jeans. Arrivé sur
p
lace, il voit deux types, style hippie, assis
sur une voiture. Après avoir pris contact avec le studio, il constate que
les deux gars
en question sont « Gene » et « Paul ».
Pas rancunier, il leur demande de venir le voir jouer au « King’s Lounge »,
un club du
Queens en guise d’audition. A
la fin de la soirée, Peter est embauché. « Gene », « Paul » et Peter forment
désormais un trio.
Il a encore pour nom « Wicked
lester ». Ils vont alors répéter sans relâche pour constituer un répertoire avant de
se lancer à
la recherche d’un guitariste pour compléter le groupe. « Ace » Frehley prend le
bateau en marche.
KISS est né !
Peter choisit le maquillage du
chat qui correspond bien à l’agilité qui est la sienne à la batterie.
Sa voix éraillée
va faire des
merveilles sur des titres comme « Black diamond », « Beth » et « Hard luck woman ». « beth »,
ballade écrite par
Peter, est toujours à ce jour, l’un des
plus grands succès de KISS. Dans son album solo de 1978, Peter se
démarque des autres
membres en renouant avec son
passé, avec des chansons du style « Don’t you let me down ». En plein
virage sentimental, Peter
se sépare de Lydia en 1979
pour épouser en seconde noce le mannequin Debra Svenk. Perturbé et mécontent de
son sort dans
le
groupe alors en pleine gloire, Peter prend la décision de quitter KISS.
A visage découvert, il sort alors
deux albums intimistes
« Out of control » et « Let me
rock you » sans autre ambition que d’être authentique. Le public ne suit pas.
Dommage, car des
morceaux comme « By myself » et
« Feel like lettin’go » méritent un coup d’oreille. Commence alors pour
Peter une longue
traversée du désert où il cherchera sans
se décourager à retrouver la voie du succès. Il s’associe en 1983, à
son complice de
toujours, Stan
Penridge pour former le groupe Alliance. Après avoir déménagé vers la Californie en
1986, Peter rejoint
temporairement le groupe « Balls
of fire ». En 1991, Il fonde finalement son propre groupe : « Criss » et sort
un disque convaincant
avec notamment « Bad people burn
in hell » et « Blue moon over Brooklyn ». En 1995, il prépare le second
opus de « Criss »
quand il est contacté par
KISS pour jouer, en compagnie de « Ace », quelques titres de l’époque pour le
show « MTV Unplugged ».
Le spectacle télévisé va faire un carton. Du coup
en 1996, Peter signe pour un nouveau bail et le vrai KISS repart
de plus belle.
Peter, heureux,
assure la batterie jusqu’en 2001 avant d’être remplacé aux baguettes par Eric Singer.
En 2003, exceptionnellement,
Peter se peint le visage encore
une fois pour le concert de KISS symphony en Australie. Depuis, Peter touche
des royalties pour
l’utilisation du maquillage du chat. Il semble
avoir tourné la page et se consacre à l’élaboration d’albums solos dont le
dernier en date
« One for all ».
Laurent
VERNE. |