|
PAUL STANLEY

photo kiss journal
Stanley Harvey Eisen est né le 20 janvier 1952 à Manhattan,
New York. Fils de William et d’Eve Eisen, il a une sœur plus âgée que lui. Au
début des années 60, la famille Eisen s’installe dans le quartier du Queens. Son
père travaille dans un magasin de prêt-à-porter pour hommes. Dès son enfance,
« Paul » sait que son destin est d’être un artiste. Il fait ses études
au Lycée de Manhattan section Arts et Musiques pour les artistes en herbe. Après
avoir eu sa première guitare à l’âge de 13 ans, « Paul » fait
rapidement partie de deux groupes comme guitariste et chanteur. Même s’il est
pratiquement autodidacte, il a néanmoins pris quelques leçons de guitare.
Contrairement à Peter qui vient du jazz et Gene qui est fan des Beatles,
l’artiste qui a beaucoup influencé « Paul » est Eddie Cochran. Ayant
des parents adorant l’opéra, il en a écouté par la force des choses durant toute
sa jeunesse. Adolescent, « Paul » travaille dans une sandwicherie et
pointe à l’usine pour se faire de l’argent de poche. Il forme son premier groupe
« Uncle Joe » avec deux amis du lycée, Matt Rael et Neil Teeman. Il
est composé de deux guitaristes et d’un batteur. Il n’y a pas de bassiste car
personne n’en connait. Le groupe
répète dans un garage et prend un malin plaisir à jouer le plus fort possible.
« Paul » garde un bon souvenir de cette période. Il s’est beaucoup
amusé en jouant énormément. Témoin de cette époque, la chanson écrite par
« Paul » « Stop, look and listen ». Rejoint par le frère
aîné de Matt, Jon Rael, ils créent
le groupe « The post war baby boom ». Repéré, ils enregistrent dans
les studios Columbia une chanson composée par « Paul » « Live
never, never loving » qui restera sans lendemain. En 1968,
« Paul » est engagé par le groupe « Trees » de son copain
Steve Coronel. Grâce à celui-ci, il fait la connaissance d’un certain Gene
Simmons. D’abord réticent à son égard à cause de son attitude arrogante, ils
finissent par travailler ensemble et forment « Rainbow » en compagnie
de Steve Coronel, Brooke Ostranger et
Tony Zarella. Le groupe osant aborder tous styles de musique change
plusieurs fois de nom pour finalement garder « Wicked lester ». La
maison de disques « Epic », à la recherche de nouveaux talents, leur
fait enregistrer un album qui passera inaperçu. Déçus du résultat,
« Paul » et Gene décident de quitter « Wicked lester » pour
fonder le groupe de leurs rêves. En
attendant, « Paul » fait chauffeur de taxi afin de tenir le coup
financièrement. Après avoir passé des annonces dans les journaux, « Paul » et Gene sélectionnent
Peter Criss pour jouer de la batterie et Ace Frehley pour être le « Lead
guitarist ». C’est lui qui trouve le nom du groupe : KISS. Pour faire
plaisir à Neil Bogart, patron de la maison de disques « Casablanca »,
« Paul » essaie un maquillage en forme de raton laveur. Pas convaincu,
il revient rapidement à l’étoile qui correspond mieux à sa personnalité. Fin
1974, « Paul », l’artiste, se fait tatouer une rose à l’épaule droite.
Depuis, « Paul » Stanley est devenu au fil du
temps l’âme du groupe. Musicien et compositeur hors pair, on lui doit de
nombreux classiques de KISS : « Strutter », « Detroit Rock
city », « Love gun » par exemple. Il est aussi doté d’une voix
exceptionnelle. « Tonight you belong to me » et « Hold me, touch
me », tirés de son album solo de 1978, nous révèle une autre facette du talent
de son organe vocal. A partir du succès interplanétaire de « I was made for
lovin’you » composée avec Desmond Child en 1979, « Paul »,
désireux de se diversifier, travaille régulièrement avec des collaborateurs pour
apporter du sang neuf à ses compositions. Avec entre autres : Vini Poncia
pour « Shandi », Adam Mitchell pour «Crazy crazy nights »,
Michael Bolton pour «Forever », la stratégie s’avère payante. En 1983, lors
du démaquillage de KISS, la vraie personnalité de « Paul » apparaît au
grand jour. Il est une authentique « Rock star ». Quand Gene se laisse
séduire par le chant des sirènes hollywoodiennes, « Paul » maintient
le cap du navire KISS à lui tout seul. Après la disparition d’ « Eric
Carr » en 1991, « Paul » traverse une période sombre (Voir
« Revenge » et « Carnival of souls »). Il faut attendre la
reformation du KISS original en 1996 pour voir « Paul », tel un
phénix, renaître de ses cendres. Il se donne alors à fond dans ce qu’il reste
son élément : la scène. Traumatisé par l’expérience malheureuse du disque
« Psycho circus » malgré la chanson du même nom, « Paul »
doute qu’un jour, le groupe entre à nouveau en studio. A l’aise devant les
médias et « Showman » par excellence, « Paul » a permit à
KISS de flirter avec les étoiles durant toute leur carrière. Il s’est même payé
le luxe de s’offrir une tournée solo en 1989, avec comme musicien, son ami Bob Kulick
et un certain Eric Singer à la batterie. Il a réitéré la chose en 2006 après la
sortie de l’album « Live to win ». Tenté par la production, il s’est
fait la main sur le groupe « New England » en 1979. Durant les années
80, débordé par son activité au sein de KISS, « Paul » a préféré
décliner plusieurs propositions pour se concentrer pleinement à son rôle de
Leader de KISS.
Cela ne l’a pas empêché de participer à l’écriture de
morceaux qui figurent sur des disques de quelques uns de ses amis et de prêter
sa voix pour des choeurs.
Amateur d’Arts et de jolies filles, « Paul »
s’est affiché dans le passé avec bon nombre de conquêtes. Notamment, pour ne
citer que les plus connues : les actrices Lisa Hartman et Donna Dixon et la
chanteuse Samantha Fox.
Dernièrement, « Paul » s’est découvert une
nouvelle passion : la peinture. Sur les conseils d’un ami, il a utilisé la
peinture comme thérapie pour se remettre de son divorce d’avec sa première femme
Pamela. Il a fondé, depuis, une nouvelle famille en épousant Erin.
« Paul » est l’heureux papa de deux fils : Evan, né de son
précédent mariage et « Colin », fruit de son amour avec Erin. Comme
ses toiles rencontrent un vif succès, il alterne les tournées avec KISS à
travers le monde et les expositions de ses peintures aux USA. Gageons qu’en
artiste complet, Paul est encore capable de nous réserver de belles
surprises !
Laurent VERNE.
|